Fin de la 2G/3G : des fédérations protestent encore contre l’arrêt de ces technologies

La fin de la 2G arrivera bientôt et la 3G suivra un peu plus tard. Face à ce changements, les fédérations continuent de protester malgré des années.

Antenne TDF à Montfaucon - Doubs
L'antenne de Besançon-Montfaucon - Alloforfait

La 2G commencera à s’arrêter dans quelques mois à peine et nous pouvons même dire quelques semaines puisque le réseau sera arrêté du côté de Biarritz et Bayonne dès le 31 mars prochain. Pour la 3G, cela se compte en années mais c’est tout de même proche puisque l’arrêt est annoncé pour fin 2028 chez Orange et 2029 chez SFR et Bouygues, chez Free qui est un peu à part cela sera fait dans les prochaines semaines.

Un manque de coordination

Mais cet arrêt inquiète et continue de faire pester différentes fédérations à l’image de celles des ascensoristes, de l’automobile, de l’industrie des technologies médicales ou encore de la téléassistance… dont de nombreux équipements reposent sur la 3G et certains sur la 2G.

Ces fédérations déplorent donc que les opérateurs aient imposé « sans concertation » des délais qu’ils jugent « trop courts » afin de migrer vers des solutions plus récentes à l’image de la 4G/5G selon Le Monde.

D’après le quotidien, les lobbys alertent notamment sur « les conséquences particulièrement préjudiciables, voire vitales » qu’ont ces arrêts pour leurs usagers arguant même que « les opérateurs ont fixé des calendriers ne prenant pas en compte les réalités humaines, logistiques et financières pour développer des solutions alternatives ».

Le Monde ajoute également que d’autres fédérations se sont ajoutées aux précédentes à l’image de celle des collectivités concédantes et régies qui se plaint d’un « manque de coordination d’un plan lancé par les seuls opérateurs, qui ont mésestimé, dès le départ, le temps nécessaire aux industriels et usagers pour s’adapter ».

Des chiffres qui baissent mais pas assez rapidement

Un premier décompte de l’Arcep, le régulateur des télécoms, fait mention de 5,9 millions de SIM uniquement 2G et 2G/3G au 30 juin 2025. Dans les faits, il restait 1,6 million de SIM 2G dans des téléphones et 1,2 million de SIM dans des terminaux M2M, le reste étant des SIM 2G/3G qui continueront à fonctionner jusqu’à la fin de la 3G.

Les données du régulateur montraient même que le nombre de terminaux M2M concernés avaient baissés de 18% en l’espace d’un semestre, montrant l’accélération des changements chez les professionnels.

Toutefois, les chiffres montraient un ralentissement avec seulement 300 000 SIM 2G ou 2G/3G en moins sur le troisième trimestre avec tout de même une plus forte baisse sur le marché professionnel avec une décroissance de 10% en trois mois.

Ces chiffres peuvent également montrer que les professionnels ne se sont pas réellement préparés à cette extinction qui est pourtant annoncées depuis de nombreuses années et qui est même mondiale.

La Suisse voisine a par exemple mis fin à la 2G fin 2020 pour Swisscom et Salt, ce qui laissait tout de même un peu de marge à ces professionnels afin de trouver une solution avant l’arrêt en France qui a été annoncé en 2022.

Pour les particuliers, même si l’arrêt se fera également à partir du 31 mars, cela presse un peu moins que pour l’industrie. Il n’y a pas besoin de plan ni de préparation, le changement se fait très rapidement.

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Commentaires

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  1. David

    Bonjour,
    Orange avait annoncé l’arrêt de la 2G en février 2022, pour un arrêt en 2025 (ça sera finalement 2026) et non 2023 comme indiqué dans votre article

    1. Geoffrey Thomassin Équipe alloforfait.fr

      Bonjour, merci pour la précision