Alerte enlèvement modernisée : FR-Alert intégré pour toucher 75 % des smartphones

Vingt ans après sa création, le dispositif français « Alerte Enlèvement » se dote d’un nouvel outil : FR-Alert, le système de notification directe sur les téléphones mobiles, sera désormais activé à l’échelle régionale lors du déclenchement d’une alerte.

Alerte enlèvement

Gérald Darmanin a annoncé l’intégration de FR-Alert au dispositif « Alerte Enlèvement ». Jusqu’à présent, ces deux outils fonctionnaient de façon distincte : l’un ciblait les risques météorologiques ou les menaces d’attentat, l’autre mobilisait les médias traditionnels et les infrastructures de transport pour retrouver des enfants kidnappés.

Deux dispositifs complémentaires désormais réunis

FR-Alert est un système de notification qui envoie automatiquement un message d’alerte sur les téléphones mobiles présents dans un périmètre géographique défini. La notification de type « push » est reçue que l’appareil soit en veille, connecté ou non à Internet. Le système couvre les quatre principaux opérateurs téléphoniques français, les opérateurs virtuels, ainsi que certains opérateurs frontaliers dans des situations spécifiques.

Jusqu’à cette annonce, FR-Alert n’était déployé qu’à l’échelle départementale. Son intégration au dispositif « Alerte Enlèvement » lui confère désormais une portée régionale, en complément des canaux habituels que sont les agences de presse, les chaînes de télévision, les stations de radio, les sociétés gestionnaires de réseaux routiers, les opérateurs de transport, les associations de victimes, les services des douanes, les afficheurs urbains ainsi que les éditeurs d’applications et de services mobiles.

Selon le ministère de la Justice, cette évolution devrait permettre d’atteindre 75 % de la population détentrice d’un smartphone, augmentant ainsi significativement les probabilités de retrouver un enfant enlevé.

Fralert Alerte Enlèvement
Simulation d’une Alerte enlèvement diffusée via FR-Alert

Un dispositif inspiré des États-Unis, encadré par des critères stricts

L’« alerte enlèvement » à la française s’inspire du plan américain « Amber Alert », lui-même né après l’enlèvement et l’assassinat de la jeune Amber Hagerman au Texas en 1996. La version française a vu le jour le 28 février 2006, par la signature d’une convention réunissant les ministères de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense et des Transports, ainsi que les principaux médias, la SNCF, la RATP, les sociétés d’autoroute et des associations de victimes, soit plus d’une soixantaine de partenaires.

Son déclenchement relève exclusivement du procureur de la République, après avis motivé du procureur général de la cour d’appel et accord de la direction des affaires criminelles et des grâces.

Protection de l’enfant victime après la levée de l’alerte

Dès que l’enfant est retrouvé, l’alerte est immédiatement levée. Toute photo de l’enfant doit alors être retirée de l’ensemble des supports afin de préserver son droit à l’oubli. Le procureur peut également décider de lever le dispositif à tout moment en fonction de l’avancement de l’enquête, y compris si l’enfant et le suspect n’ont pas encore été localisés.

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