Réseaux : le CSNP réclame une meilleure résilience face aux aléas climatiques et aux pannes

La résilience des réseaux est une question qui revient souvent sur la table. La CSNP s’est à nouveau penché dessus et réclame une meilleure coordination entre les acteurs sur cette question qui pourrait devenir de plus en plus pressante.

Photo prise en mai 2015 à Champagnat-le-Jeune (63) - Orange info

Ces dernières années, de nombreuses catastrophes naturelles (incendie, glissement de terrain, tempête…) ont mis à mal les réseaux fixe et mobile, de quoi reposer à chaque fois la question de la résilience de ceux-ci.

Des élus peu au fait des procédures

Face à ces risques, la Commission Supérieure du Numérique et des Postes (CSNP) a publié un avis avec plusieurs recommandations, parfois à prendre en urgence, sur « la résilience et la robustesse des réseaux numériques et de télécommunications ».

L’avis des rapportrices, Lisa Belluco, députée de la Vienne, et Patricia Demas, sénatrice des Alpes Maritime, note qu’une prise de conscience émergeait ces dernières années et que le sujet était abordé systématiquement ces dernières années.

Toutefois, Patricia Demas a indiqué à Paroles d’élus que « la multitude des acteurs et les actions silotées des uns et des autres, (…) ne permettent pas d’avoir une gouvernance optimale en cas de crise ».

Ces dernières années, les acteurs se sont multiplié en ce qui concerne les réseaux fixes. Alors qu’avant Orange était quasiment le seul interlocuteur, il peut y en avoir plusieurs au sein d’un même département en ce qui concerne la fibre et en plus, l’opérateur historique peut ne pas être concerné. Des préfets continueraient ainsi à contacter Orange souligne Lisa Belluco.

Des mesures à prendre rapidement

Dans leur avis, les deux élus ont identifié des mesures urgentes à mettre en place dès cette année voire dès le premier semestre.

Parmi ces mesures, on peut notamment noter la mise en place d’une itinérance en catastrophe (ou « disaster roaming) qui permettrait à un opérateur de faire passer son trafic sur le réseau d’un concurrent en cas de panne.

On retrouve également l’accès des opérateurs aux réserves de carburant de l’Etat ou un diagnostic en temps réel de l’état des réseaux mobiles pour les préfets en cas de crise.

D’autres recommandations sont moins urgentes mais elles peuvent revêtir un caractère prioritaire tout de même à l’image du renforcement de la robustesse et de l’alimentation des nœuds de raccordement optique et des antennes mobiles ou faire des infrastructures de télécommunications des infrastructures de « service essentiel ».

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