Rachat de SFR : Christel Heydemann estime que la situation est très différente aujourd’hui que par le passé

Par le passé, des projets de consolidation ont pu être faits en France. Les discussions ont toujours échoué mais cette fois-ci, la situation est bien différente.

La question de la vente de SFR est bouclée mais pas celle du rachat. En effet, Patrick Drahi est bien vendeur mais pas à n’importe quel prix, le consortium composé de Free, Bouygues Telecom et Orange doit donc trouver une solution.

Des accords à trouver sur la forme et le prix

En octobre dernier, les trio d’opérateurs avait fait une proposition à 17 milliards d’euros concernant leur rival SFR. Ce qui avait été vite balayer par Patrick Drahi. Une période de « due diligence » a été mise en place afin de vérifier la solidité de l’opérateur au carré rouge, aussi bien au niveau financier que juridique.

Cette période n’est pas encore totalement terminée comme l’a confié Christel Heydemann, Directrice générale du groupe Orange, auprès de La Tribune. Mais au delà de cette période, il reste encore de nombreux points à traiter concernant ce rachat puisqu’il faut encore que les trois concurrents aboutissent à un accord sur l’offre et s’accordent également sur le montant à proposer, les dernières rumeurs parlaient d’environ 20 milliards d’euros pour ce dossier « très complexe ».

En tout cas, le dossier SFR est important pour Orange. Déjà parce que cela pourrait impulser un souffle nouveau sur le marché européen qui a « un énorme potentiel » mais qui se prive de beaucoup de choses à cause de règles qui ont été fixées à des époques où il existait encore des monopoles aussi parce que la France reste le premier marché de l’opérateur et Orange ne peut pas passer à côté.

Des fréquences stratégiques

SFR représente aujourd’hui quelques 26 millions de clients dont 17 millions dans le mobile. Reprendre une partie de ces clients va permettre de générer des gains d’efficacité pour les trois opérateurs et soutenir les investissements dans les réseaux. Les prix devraient être maintenus vers le bas en cas de rachat, ce qui pourrait rassurer les français mais aussi les autorités qui devront étudier le dossier. Mais ce qui intéresserait notamment Orange ce sont les fréquences détenues par SFR, si l’opérateur historique lâche du mou sur les clients pour obtenir plus de fréquences, cela devrait mieux passer, tout en permettant à Orange d’avoir un élément de différenciation par rapport aux deux autres.

Les trois concurrents œuvrent en tout cas pour que cela puisse se faire, une situation qui est bien différente aujourd’hui que ce qu’elle a pu être auparavant même s’il existe des tensions entre les différents acteurs de cette pièce.

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