Vente de SFR : du ripolinage avant la cession

Les comptes d’Altice et de SFR sont passés au crible en ce moment par ces concurrents. Une période qui profite à d’anciens fournisseurs puisque Patrick Drahi solde les multiples contentieux qui restaient.

Patrick Drahi
Patrick Drahi - Crédits : École polytechnique - J.Barande - Licence CC BY-SA 2.0

Orange, Bouygues Telecom et Free scrutent en ce moment même les comptes de SFR dans le cadre de son rachat. Les trois opérateurs cherchent la moindre petite bête qui pourrait faire baisser le prix qui sera proposé, il faut dire qu’ils n’ont pas particulièrement envie de payer les pots cassés de l’époque Pereira.

Liquidation des litiges avec les anciens fournisseurs

Le numéro 2 de SFR avait été mis en examen pour blanchiment et corruption notamment pour avoir passé des contrats avec des fournisseurs qui lui promettaient en échange des avantages.

Plusieurs procès ont été lancé par ces fournisseurs mis à l’écart à la suite de ce scandale jugeant la décision infondée et Patrick Drahi tente aujourd’hui de les éteindre selon l’Informé.

Le magnat des télécoms a ainsi conclu des accords amiables avec JSC, Tirio et vient de le faire avec Aciernet France qui réclamait 19 millions d’euros à l’opérateur au carré rouge. Un terrain d’entente a été trouvé entre les deux entreprises aboutissant à un désistement du plaignant.

A l’époque, un montage avait été mis en place concernant l’achat de matériel. Au lieu de passer directement par Cisco, les commandes passaient notamment par Aciernet qui prélevait sa commission dessus.

Le montage résumé par l’Informé montre que suite à la suspension du contrat entre SFR et Aciernet France a été cassé, cette dernière a du se placer en liquidation judicaire avant de réclamer de l’argent à l’opérateur au carré rouge.

Le spectre du chômage partiel

D’autres affaires viennent ternir SFR et ses comptes. Notamment le recours au chômage partiel par l’opérateur durant la crise du Covid.

L’affaire avait fait les gros titres à l’époque puisque SFR avait eu recours très largement au chômage partiel à cette période. Cela avait représenté 4 200 salariés au total, permettant de générer des économies d’environ 10 millions d’euros par mois et d’empocher 16 millions d’euros de subvention.

Depuis, l’Urssaf a lancé un contrôle à l’encontre de SFR et l’organisme pourrait réclamer plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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