Selon les informations rapportées par WIRED Middle East, la première notification est apparue à 9h52, heure de Téhéran, peu après les premières explosions. Intitulés «Help is on the way» (L’aide est en route), les messages se sont enchaînés jusqu’à 10h14, ciblant explicitement les personnels militaires iraniens.
Des messages appelant à la défection
Les captures d’écran partagées avec WIRED Middle East montrent des notifications rédigées en farsi dont le contenu était directement adressé aux forces armées du régime. L’un des messages, reçu à 10h02, proclamait :
Le temps de la vengeance est venu. Les forces répressives du régime paieront pour leurs actions cruelles et sans pitié contre le peuple innocent d’Iran. Quiconque se joint à la défense et à la protection de la nation iranienne se verra accorder l’amnistie et le pardon.
Un autre message, envoyé à 10h14, lançait un appel direct :
Pour la liberté de nos frères et sœurs iraniens, c’est un appel à toutes les forces oppressives : déposez vos armes ou rejoignez les forces de libération. C’est la seule façon de sauver votre vie. Pour un Iran libre.
L’une des notifications faisait également référence à un message publié en janvier 2026 par le président américain Donald Trump sur Truth Social, dans lequel il promettait d’apporter son aide au peuple iranien. Trump avait alors déclaré que les frappes marquaient le début d’«opérations de combat majeures» visant à défendre le peuple américain en éliminant les menaces posées par le régime iranien.
Une opération préparée à l’avance, selon les experts
Aucune organisation n’a revendiqué la responsabilité du piratage. Les analystes en cybersécurité contactés par WIRED Middle East ont confirmé que les utilisateurs de BadeSaba Calendar (l’application piratée) avaient bien reçu ces notifications au moment des frappes, mais n’ont pas pu en identifier l’auteur.
Israël n’a pas officiellement revendiqué le piratage. Cependant, le journal israélien Maariv a rapporté, citant un officiel militaire anonyme, qu’Israël avait bien piraté une application d’alerte iranienne pour envoyer des messages appelant les soldats à se rebeller.
Une cyberguerre en parallèle des frappes physiques
Le piratage de BadeSaba Calendar ne constitue pas un acte isolé. Selon l’agence de presse semi-officielle ISNA, plusieurs médias d’État iraniens et sites affiliés ont également été touchés par des cyberattaques.
Parallèlement aux opérations numériques, la population iranienne fait face à des coupures massives de communication. Selon l’outil de surveillance NetBlocks, le trafic réseau global en Iran est tombé à seulement 4 % de son niveau normal. Les réseaux téléphoniques, les SMS, les données mobiles et le haut débit fixe sont également touchés. L’utilisation de VPN est devenue extrêmement difficile, et les appels internationaux entrants vers l’Iran sont également affectés.

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