En test depuis l’année dernière en Espagne et dans d’autres pays, l’application européenne de vérification de l’âge est sur le point d’être lancée sur iOS et Android.
Une sortie rapide ?
La France veut mettre en place une vérification de l’âge à l’entrée des sites pornographiques mais également pour s’inscrire aux réseaux sociaux qui devraient devenir interdits aux 15 ans et moins. Mais ce n’est pas le seul pays de l’Union européenne à vouloir mettre ces restrictions en place, la Commission s’est donc penchée sur une solution pour tous les pays membres.
Celle-ci arrivera « bientôt » selon Ursula Von Der Leyen, présidente de la Commission européenne, dans un discours retransmis notamment par BFM. Elle est même « techniquement prête », montrant qu’il ne reste qu’à peaufiner certains détails avant de la voir arriver.
Concrètement, les utilisateurs devront s’enregistrer sur l’application avec leur passeport ou leur carte d’identité pour pouvoir ensuite prouver leur âge en ligne « de manière complètement anonyme, et sans pouvoir être tracés » a assuré Ursula Von Der Leyen.
Du côté de l’application, une technologie cryptographique a été utilisée afin de protéger les données mais aussi pour pouvoir prouver l’âge sans le révéler. Le site que vous voulez visiter aura donc un feu vert ou un feu rouge mais il ne saura pas si vous avez 13 ans ou 86 ans.
Réseaux sociaux : "notre application européenne de vérification de l'âge est prête", annonce Ursula von der Leyen #BFM2 pic.twitter.com/HvcWkSQhaz
— BFM (@BFMTV) April 15, 2026
Montée au créneau des associations
Face à cette annonce, de nombreuses associations ou ONG ont vivement réagi. Ces dernières jugent le plus souvent que la vérification de l’âge est une mauvaise approche et cela pour plusieurs raisons.
Pour protéger les mineurs, tout le monde doit désormais prouver son identité ou au moins son âge, ce qui empiète sur les libertés des individus. De plus, cela dédouane les plateformes et les parents de leurs responsabilités. Les réseaux sociaux n’ont pas à faire d’effort pour protéger les jeunes et les parents ne se sentent pas dans l’obligation d’expliquer les dangers qui peuvent se rencontrer en ligne.

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