Après une offre de rachat de SFR immédiatement rejetée en octobre dernier, une nouvelle offre vient d’être formulée par le consortium composé de Free, Orange et Bouygues Telecom.
Plus de 3 milliards de plus qu’en octobre dernier
Cette nouvelle offre valorise l’opérateur au carré rouge à hauteur de 20,35 milliards d’euros contre les 17 milliards d’euros proposés il y a quelques mois.
Cela n’inclut pas les participations dans ACS/Intelcia, XpFibre, UltraEdge et Altice Technical Services ainsi que les activités du groupe en outre-mer.
Côté prix, la répartition est sensiblement la même que la première fois avec 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free et 27% pour Orange mais nous avons cette fois une idée de qui récupérerait quoi.
L’activité et la clientèle B2B, le pro, seraient ainsi reprises par Bouygues Telecom tandis que l’activité et la clientèle B2C (le grand public) seraient partagées entre Bouygues Telecom, Free et Orange.
Concernant les autres actifs comme les infrastructures et les fréquences, le partage sera fait entre les trois opérateurs, à l’exception du réseau mobile de SFR en zone non dense qui serait entièrement repris par Bouygues Telecom.
Le consortium a maintenant jusqu’au 15 mai 2026 pour finaliser les termes et la documentation de la transaction.
Préserver l’écosystème concurrentiel
Le rachat permettrait aux trois opérateurs restants de renforcer leurs investissements dans la résilience des réseaux ainsi que dans la cybersécurité et les nouvelles technologies et également de préserver l’écosystème concurrentiel au bénéfice des consommateurs.
L’opération est en plus qualifiée de « socialement responsable » et elle permettrait de « pérenniser et renforcer l’ensemble du secteur de l’économie numérique et des télécommunications en France ».
Aucune certitude concernant la réalisation de l’opération qui doit donc déjà obtenir l’aval du vendeur puis qu’elle soit acceptée par les instances représentatives du personnel et ensuite passer devant les autorités compétentes, notamment en ce qui concerne le contrôle des concentrations.

Une fois de plus c’est le consommateur qui a beaucoup à y perdre!
Ça s’annonce mal pour l’usager…
Bouygues s’y croit déjà et a déjà commencé à appliquer des frais de résiliation sur tous ses forfaits y compris les plus petits et dans ses MVNO!