Orange, Free et Bouygues Telecom ont réussi à trouver un terrain d’entente concernant une offre de rachat de leur concurrent SFR.
Plus d’un an de préparation pour la proposition initiale
Une procédure qui a pris un an à sortir de terre avant d’être balayée d’un revers de main par le principal concerné, Patrick Drahi en octobre dernier.
Après quelques semaines de battement suite à ce refus, les tractations ont repris entre les trois acteurs du consortium qui ont demandé à scruter en profondeur les comptes de leur concurrent.
Pendant cette période, les dirigeants des opérateurs continuent à discuter mais en comité réduit, à 4 voire à 8 selon Le Point. Le but de ces rencontres à huis clos était d’éviter les perturbations d’autres acteurs.
Le jour où tout a basculé
Cela a duré jusqu’à il y a quelques jours, moment où la nouvelle offre a été remise. Mais juste avant ce moment, tout a failli basculer au cours de la semaine du 14 avril, alors que tous les acteurs pensaient avoir trouvé un accord.
Les festivités commencent entre les différents acteurs mais dès le lendemain tout bascule, les négociations sont stoppées nette à cause de désaccords sur différents points juridiques notamment autour des indemnités de rupture réclamées par Patrick Drahi en cas d’échec.
La dissension est telle que les équipes des opérateurs auraient commencé à rédiger des communiqués de presse annonçant l’échec des négociations et donc au final l’abandon du rachat de SFR par ses trois concurrents.
Mais Thomas Reynaud, Directeur général de Free, et Dexter Goei, ancien PDG d’Altice USA, continuent les discussions afin de trouver des remèdes aux derniers points bloquants, ce qui permet de reprendre les discussions et au final de trouver un accord qui sera signé le 17 avril au soir.
Une offre soumise à approbation
Le lendemain, l’offre est annoncée publiquement. D’un montant de 20,35 milliards d’euros, elle représente un surplus de 3 milliards par rapport à la première et est surtout la plus grosse en France.
Si les différents acteurs ont trouvé un terrain d’entente, le rachat est encore soumis à approbation de l’autorité de la concurrence tandis que le volet social devrait être scruté avec minutie puisque des milliers de postes pourraient être concernés.

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