Les centres de données consomment beaucoup d’électricité et l’expansion rapide de l’IA partout dans le monde accentue le phénomène. La consommation d’électricité pourrait doubler d’ici 2030 et la France n’est pas épargnée comme le soulignait l’Arcep.
Des solutions pour réduire la consommation en eau
Cependant, la consommation électrique n’est pas le seul sujet qui concerne les centres de données, il en est autre tout aussi crucial, si ce n’est plus puisqu’il s’agit de la consommation en eau.
Orange a rappelé avoir mis en place une politique spéciale en ce qui concerne les besoins électriques et hydriques de ses centres de données. L’opérateur historique a réussi à réduire son empreinte carbone grâce à une mise à niveau de ses centres. Il a notamment fermé ses petits centres de données et optimisé ses grands centres. Les centres anciens sont remplacés par des infrastructures récentes, plus performantes et plus efficientes. Orange s’est même engagé dans la solarisation des bâtiments et avec ses fournisseurs afin d’utiliser une électricité plus bas carbone.
Du côté de l’eau, Orange a « fait le choix délibéré de privilégier les circuits fermés et le free cooling » pour refroidir ses serveurs, une technique qui utilise l’air ambiant pour le refroidissement mais cela a des limites, notamment géographiques, et la hausse des températures peut compliquer la tâche dans des zones qui étaient pourtant adéquates auparavant.
Mais l’opérateur a également innové avec le refroidissement par eau intégré directement au niveau des puces, l’activation d’un mode veille pour les serveurs dont le trafic est nul ou encore l’optimisation continue des circuits de refroidissement.
D’autres types de refroidissements en France
Orange n’est pas le seul à avoir mis en place des solutions concernant le refroidissement des serveurs en France. OVH utilise par exemple le direct liquid cooling (refroidissement liquide direct) tandis que Scaleway utilise un refroidissement adiabatique qui permet d’utiliser seulement quelques litres d’eau pour refroidir de nombreux serveurs.
De nouvelles questions émergent
David Nörtershäuser, expert énergie et environnement chez Orange, note que de nouvelles questions émergent face aux changements climatiques, notamment en ce qui concerne la vulnérabilité des centres de données face à une hausse importante des températures en période de canicule.
Faudra-t-il délester le système si les températures sont de 50°C en plein pic dans le futur ? Les acteurs devront-ils réduire les services afin de ne garder que l’essentiel ? Des études sur ces sujets sont en cours afin de répondre aux enjeux du futur.

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