Dans son dernier rapport pour un numérique soutenable, l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) s’est penchée sur les centres de données, un maillon essentiel de l’internet mais peu visible pour le grand public et qui pourtant a un fort impact.
Des centres de données plus efficaces
L’étude de l’Arcep porte jusqu’à 2024, année où le nombre de nouvelles implantations a été limité. Malgré cela, la capacité a explosé dans le temps passant de 3 MW en moyenne pour ceux installés avant 2023 à 9 MW en moyenne pour ceux installés en 2023 et 20 MW en moyenne pour ceux seuls installés en 2024.
Avec l’explosion de la capacité, on peut voir une explosion de la consommation électrique qui a augmenté de 38% en 3 ans, passant de 2 à 2,7 TWh. Cependant, il faut noter que la consommation augmente moins vite que la capacité des centres de données. Entre 2023 et 2024, la consommation électrique est passée de 2,4 à 2,7 TWh, soit une hausse de 12%. La hausse avait été de 14% entre 2021 et 2022, alors que la capacité avait largement moins augmenté.
Les centres de donnés sont donc aujourd’hui beaucoup plus efficaces qu’auparavant et consomment nettement moins à puissance équivalente mais l’impact n’est pas à négliger pour autant. Les émissions de gaz à effet de serre ont été ainsi de 178 000 TCO2eq pour 2024, ce qui a représenté une hausse de 23% entre 2023 et 2024.
En revanche, la consommation d’eau a diminué entre 2023 et 2024 avec une baisse de 15% du volume d’eau prélevé directement qui est passé de 674 000 à 575 000 mètres cubes, permettant de pratiquement retrouver le niveau de consommation de 2022 mais à l’époque, la consommation avait augmenté de 17% par rapport à 2021.
Il faudra bien évidemment attendre les prochaines mesures – et donc attendre quelques années supplémentaires – pour voir si le volume d’eau prélevé pour les centres de données en France tend bien à diminuer avec le temps.

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