À la fin de l’année 2025, près de 29 millions d’abonnements bénéficient d’un accès très haut débit, soit 88 % de l’ensemble des accès internet fixes en France.
Dans cette catégorie, la fibre optique domine très largement. Elle totalise désormais 27,1 millions d’abonnements et représente à elle seule 82 % des abonnements internet fixes, soit une hausse de sept points en un an. Cette dynamique confirme que la fibre s’impose progressivement comme la technologie de référence pour l’accès à internet en France selon le dernier baromètre de l’ARCEP.
Le déclin accéléré du réseau cuivre
En parallèle, les technologies reposant sur le réseau cuivre continuent de reculer rapidement. Les abonnements haut débit, principalement basés sur le DSL, tombent à moins de 4 millions à la fin de l’année 2025, contre 5,8 millions un an plus tôt.
Sur le seul quatrième trimestre, près de 490 000 abonnements ont disparu. Cette baisse s’inscrit dans un mouvement structurel lié à la migration vers la fibre et à la fermeture progressive du réseau cuivre, dont l’arrêt est désormais programmé d’ici 2030.
Un réseau fibre presque entièrement déployé
Du côté des infrastructures, le déploiement de la fibre approche de sa phase finale. Le nombre de locaux raccordables en fibre optique atteint 42,4 millions à la fin de l’année 2025.
Au cours du dernier trimestre, environ 395 000 nouveaux locaux ont été rendus raccordables. Au total, plus de 43 millions de locaux sont désormais couverts par une offre de très haut débit filaire, toutes technologies confondues.
Cette progression reste positive, mais le rythme ralentit progressivement. Après plusieurs années de construction intensive, la France entre dans une phase de finalisation du réseau.

Les grandes villes presque totalement fibrées
Dans les grandes agglomérations, la couverture fibre atteint désormais des niveaux très élevés. Lyon affiche par exemple environ 98 % de couverture, tandis que Nice et Bordeaux dépassent les 96 %.
Paris se situe autour de 94 %, alors que certaines villes comme Marseille ou Montpellier restent légèrement en retrait avec des niveaux proches de 89 %. Ces différences traduisent des disparités dans l’avancement des déploiements selon les territoires et les opérateurs.
Les territoires ruraux au cœur des derniers déploiements
Une grande partie des nouveaux déploiements concerne désormais les zones moins denses. Les réseaux d’initiative publique, soutenus par les collectivités territoriales, représentent plus de 16 millions de locaux raccordables.
Ces réseaux couvrent notamment plusieurs millions de logements situés dans des communes rurales ou de montagne. Ils ont joué un rôle déterminant dans l’extension de la fibre au-delà des grandes villes et dans la réduction de la fracture numérique.
Une forte mutualisation entre opérateurs
L’observatoire souligne également l’importance de la mutualisation des réseaux. La quasi-totalité des points de mutualisation accueille au moins un opérateur commercial et une large majorité en accueille plusieurs.
Cette organisation permet aux différents fournisseurs d’accès de proposer leurs offres sur des réseaux déployés par d’autres acteurs, ce qui favorise la concurrence et accélère la diffusion des services.
Des engagements de déploiement presque remplis
Les engagements pris par les opérateurs dans certaines zones arrivent également à leur terme. Dans les zones AMII, environ 96 % des locaux concernés sont désormais raccordables dans les périmètres déployés par Orange, tandis que SFR atteint environ 98 % dans les zones où il s’est engagé.

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