DNS

Le DNS, pour Domain Name System ou système de noms de domaine, permet notamment de retrouver les adresses IP associées à un nom comme alloforfait.fr. Il aide ainsi les appareils à joindre les services en ligne sans que l’utilisateur ait à mémoriser leurs adresses numériques.

Sommaire

Caractéristiques principales du DNS

  1. Des noms associés à des informations techniques : le DNS permet notamment de retrouver une adresse IP à partir d’un nom de domaine.
  2. Un système distribué : plusieurs niveaux de serveurs se partagent la gestion des noms, sans annuaire unique contenant toutes les réponses.
  3. Des réponses mises en cache : des informations déjà obtenues peuvent être réutilisées pour éviter de recommencer toute la recherche.
  4. Un service distinct du site web : une résolution correcte indique où se connecter, mais ne garantit pas que le site fonctionne.

Quelle différence entre DNS, nom de domaine et adresse IP ?

Le nom de domaine, comme alloforfait.fr, est un nom utilisable par les internautes et les logiciels. L’adresse IP sert à acheminer les communications sur le réseau. Le DNS permet de consulter les informations associées au nom, dont ses adresses.

L’image de « l’annuaire d’Internet » est utile, à condition de ne pas imaginer un seul serveur central. Un même nom peut correspondre à plusieurs adresses IP. Le DNS contient aussi d’autres informations, notamment pour la messagerie : il ne sert donc pas uniquement à ouvrir des pages web.

Le serveur web, lui, fournit les pages et les fichiers du site. Modifier un enregistrement DNS ne déplace pas ces fichiers : l’hébergement et le DNS remplissent des fonctions différentes.

Comment se déroule une résolution DNS ?

Lorsqu’une application a besoin de joindre un nom, elle peut d’abord utiliser une réponse déjà disponible sur l’appareil. Sinon, elle interroge un résolveur DNS, directement ou par l’intermédiaire de la box. Le résolveur recherche la réponse pour elle.

S’il ne dispose pas des informations nécessaires en cache, il suit la hiérarchie DNS. Pour un nom sous .fr, le parcours peut passer par les serveurs racine, puis ceux du .fr, jusqu’aux serveurs faisant autorité pour la zone concernée. Une zone est une portion de l’espace des noms gérée ensemble ; ces serveurs en publient les données. Le résolveur n’interroge donc pas systématiquement tous ces niveaux à chaque visite.

Une fois une adresse obtenue, l’application peut établir sa connexion avec le service. Les pages et les vidéos ne transitent pas par le résolveur DNS : son rôle est de répondre aux demandes DNS.

Que signifient A, AAAA, CNAME ou MX ?

Les données du DNS sont organisées en enregistrements. Leur type indique la nature de l’information :

  • A : associe un nom à une adresse IPv4.
  • AAAA : associe un nom à une adresse IPv6.
  • CNAME : indique qu’un nom est l’alias d’un autre nom ; ce n’est pas, à lui seul, une redirection de page web.
  • MX : désigne les serveurs chargés de recevoir les courriels pour un domaine.
  • NS : indique les serveurs de noms faisant autorité pour une zone.
  • TXT : contient du texte interprété selon le service qui l’utilise.

Pourquoi un changement DNS n’est-il pas visible immédiatement ?

Les réponses peuvent être conservées dans un cache. Le TTL, pour Time To Live ou durée de vie, indique en secondes combien de temps un enregistrement peut normalement être réutilisé avant de consulter à nouveau sa source.

Ce décalage est souvent appelé « propagation DNS ». Il dépend notamment des caches et de la mise à jour des serveurs faisant autorité : il n’existe pas de délai universel de 24 ou 48 heures. Vider le cache de son ordinateur ne vide pas celui de tous les résolveurs.

Quel serveur DNS utilise ma connexion ?

À la maison, la configuration automatique utilise souvent le DNS du FAI, ou fournisseur d’accès à Internet. La box peut servir d’intermédiaire. Selon les réglages de l’appareil, du navigateur ou d’un VPN, les demandes peuvent toutefois être envoyées à un autre résolveur.

Des résolveurs ouverts au public, comme Google Public DNS, permettent d’utiliser un résolveur distinct de celui du FAI. Changer de résolveur modifie à qui vous confiez ces demandes. Les politiques de conservation, de filtrage et les fonctions de sécurité peuvent varier. Un résolveur public peut aussi ne pas connaître les noms internes d’un réseau d’entreprise.

Changer de DNS rend-il Internet plus rapide ?

Pas systématiquement. Un résolveur qui répond plus vite peut réduire l’attente avant certaines connexions. Le résultat dépend du réseau, du cache et des serveurs interrogés. Cela n’augmente pas la capacité de votre ligne et ne garantit pas des téléchargements plus rapides.

Que signifie une erreur DNS ?

Une erreur peut venir d’un nom mal saisi ou inexistant, d’un résolveur inaccessible, d’une configuration incorrecte ou d’un échec de validation. Le code NXDOMAIN indique que le nom demandé n’existe pas selon la réponse DNS. SERVFAIL indique un échec de traitement de la requête.

Une panne DNS peut empêcher d’ouvrir un site alors que la connexion Internet fonctionne. À l’inverse, obtenir une adresse IP ne prouve pas que le serveur web est disponible. Changer de résolveur ne répare donc pas toutes les causes d’un site inaccessible.

DNSSEC, DoH et DoT : quelles protections ?

DNSSEC, pour Domain Name System Security Extensions, ajoute des signatures qui permettent de vérifier l’origine et l’intégrité des données DNS, lorsque la zone est signée et la validation correctement effectuée. Il ne chiffre pas les requêtes et ne certifie pas l’honnêteté du site : un domaine utilisé pour du phishing peut lui aussi être signé.

DoH (DNS over HTTPS, DNS sur HTTPS) et DoT (DNS over TLS, DNS sur TLS) chiffrent les échanges DNS entre l’appareil et le résolveur compatible. Ils limitent leur lecture ou leur modification sur ce trajet, mais le résolveur reçoit toujours les demandes qu’il doit traiter.

Ces mécanismes sont complémentaires. Le DNS chiffré ne rend pas toute la navigation anonyme, ne chiffre pas à lui seul les échanges avec les sites et ne remplace pas une connexion web HTTPS.