Lexique des télécoms
Retrouvez les définitions des termes techniques utilisés dans le monde des télécoms.
126 termes
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La 1G est la première génération de réseaux mobiles cellulaires, fondée sur une transmission analogique de la voix. Elle a ouvert la voie à la téléphonie mobile avant la 2G.
La 2FA (Two-Factor Authentication), ou authentification à deux facteurs, renforce l’accès à un compte avec deux preuves de catégories différentes, comme un mot de passe et un code fourni par une application. Aussi appelée double authentification, elle réduit le risque de piratage sans supprimer toutes les possibilités de fraude.
La 2G est la deuxième génération de réseaux mobiles, fondée sur des communications numériques. Elle a accompagné l’essor des appels mobiles et des SMS, puis des premiers usages de données à faible débit.
La 3G est la troisième génération de réseaux mobiles. Déployée dans les années 2000, elle a développé les usages d’Internet sur téléphone, tout en assurant les appels et les SMS.
La 4G est la quatrième génération de réseaux mobiles. Elle repose sur la technologie LTE et ses évolutions pour fournir un accès à Internet mobile plus rapide et plus réactif que la 3G, selon les conditions de connexion.
La 5G est la cinquième génération de réseaux mobiles. Elle utilise une nouvelle technologie radio, appelée NR (New Radio), pour augmenter les capacités de connexion. Ses performances et ses fonctions varient selon l’architecture du réseau, les fréquences, le téléphone et l’offre utilisée.
La 5G NR (New Radio, ou nouvelle radio) assure les échanges radio entre un appareil et les antennes d’un réseau 5G. La 5G-Advanced fait évoluer cette radio et, plus largement, le système 5G à partir de la Release 18 du 3GPP.
La 5G NSA (Non-Standalone, ou non autonome) est une architecture qui associe la radio 5G à une infrastructure 4G. Elle ajoute des capacités de transmission de données tout en conservant le cœur de réseau 4G et son appui radio.
La 5G SA (Standalone, ou autonome) est une architecture qui associe la radio 5G à un cœur de réseau 5G, sans nécessiter l’appui de la 4G pour établir la connexion. Elle permet des services comme le découpage du réseau et les appels en VoNR, selon leur prise en charge par l’opérateur et le téléphone.
A
Une adresse IP est une adresse numérique utilisée par le protocole Internet pour acheminer les données vers une connexion réseau. Elle permet aux appareils de communiquer sur Internet ou dans un réseau local. Elle peut être publique ou privée, fixe ou dynamique, et existe en deux versions : IPv4 et IPv6.
Une adresse MAC (Media Access Control, ou contrôle d’accès au support) est un identifiant utilisé par une interface réseau, comme le Wi-Fi ou Ethernet, pour communiquer sur un réseau local. Elle peut correspondre à l’adresse du matériel ou à une adresse privée générée par le système.
L’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line, ou ligne d’abonné numérique asymétrique) est une technologie d’accès à Internet qui utilise les fils de cuivre de la ligne téléphonique. Elle offre un débit plus élevé en réception qu’en envoi, avec des performances qui dépendent notamment de la longueur de la ligne.
Un AMEL, ou appel à manifestation d’engagements locaux, permet à une collectivité de mobiliser un opérateur privé pour déployer la fibre sur ses fonds propres dans un territoire défini. Les engagements acceptés par l’État sont juridiquement opposables et contrôlés par l’Arcep.
AMII signifie appel à manifestation d’intention d’investissement. Les zones AMII sont des territoires où des opérateurs ont annoncé un déploiement de la fibre sur leurs fonds propres à la suite de l’appel national de 2011. Des engagements juridiquement opposables ont ensuite encadré ces déploiements.
L’ANFR, ou Agence nationale des fréquences, est un établissement public administratif chargé de la planification, de la gestion et du contrôle des fréquences radioélectriques en France. Elle coordonne les usages du spectre, traite les brouillages et veille au respect des limites réglementaires d’exposition aux ondes.
L’Arcep, ou Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, est une autorité administrative indépendante française. Elle encadre les acteurs de ces secteurs et veille au respect de leurs obligations, notamment pour favoriser la concurrence et l’accès aux réseaux.
L’AVOD est la vidéo à la demande financée par la publicité. Elle permet de choisir un programme dans un catalogue, généralement gratuitement, en contrepartie d’annonces. Elle se distingue des chaînes FAST et des abonnements payants avec publicité.
B
La bande passante désigne, dans un réseau informatique, la capacité de transmission d’une liaison, exprimée en bits par seconde. Elle se distingue du débit réellement obtenu et de la latence. Cette capacité peut être partagée entre plusieurs usages simultanés.
Une bande de fréquences est une plage du spectre radio utilisée pour transmettre des informations sans fil. Sa position et la largeur des canaux influencent les possibilités de couverture et de débit, dans les réseaux mobiles comme en Wi-Fi.
Le beamforming, ou formation de faisceaux, combine les signaux de plusieurs éléments d’antenne pour favoriser certaines directions. Utilisé notamment en Wi-Fi et en 5G, il peut améliorer la qualité de la liaison radio et les débits, selon les équipements et les conditions de réception.
La boucle locale relie un logement ou un local professionnel au réseau de l’opérateur, par le cuivre, la fibre ou la radio. Sur la fibre, on distingue la boucle locale optique mutualisée (BLOM), utilisée pour le FTTH et le FTTE, de la boucle locale optique dédiée (BLOD), associée au FTTO.
C
Le câble coaxial transporte des signaux électriques entre deux conducteurs disposés sur un même axe. Il sert notamment à la télévision, aux liaisons radio et aux accès Internet par câble, avec un blindage qui limite les perturbations.
La carte SIM est une carte à puce qui permet d’identifier et d’authentifier un abonnement sur un réseau mobile. Elle donne accès aux services prévus par le forfait, avec un appareil compatible. Mini SIM, micro SIM et nano SIM désignent ses formats physiques. L’eSIM en est une alternative intégrée.
Un CDN, ou réseau de diffusion de contenu, répartit la distribution de fichiers web et de vidéos entre plusieurs serveurs. Il utilise notamment la mise en cache pour rapprocher les contenus des internautes, limiter les sollicitations du serveur d’origine et améliorer les temps de chargement.
Le cloud, ou informatique en nuage, permet d’utiliser à la demande des ressources informatiques accessibles par un réseau : stockage, applications ou puissance de calcul. Pour le grand public, ces services passent généralement par Internet et reposent sur des serveurs plutôt que sur le seul téléphone ou ordinateur.
Le code PIN (Personal Identification Number, ou numéro d’identification personnel) de la carte SIM est un code de 4 à 8 chiffres qui protège l’utilisation de la ligne mobile lorsque sa demande est activée. Il est distinct du code de déverrouillage du téléphone et peut aussi protéger une eSIM.
Le code PUK (Personal Unblocking Key, ou clé personnelle de déblocage) est un code à 8 chiffres fourni par l’opérateur. Il permet de débloquer une carte SIM ou une eSIM après trois saisies incorrectes du code PIN, puis de choisir un nouveau PIN.
Le CPL, ou courant porteur en ligne, transporte des données sur les fils électriques d’un logement. Des adaptateurs branchés sur les prises permettent de prolonger le réseau de la box vers une autre pièce, en Ethernet ou en Wi-Fi selon le modèle.
D
Le DAS, ou débit d’absorption spécifique, mesure la puissance des ondes radio absorbée par les tissus du corps, rapportée à leur masse. Exprimé en watts par kilogramme (W/kg), il sert notamment à vérifier la conformité des téléphones aux limites d’exposition. Les valeurs affichées proviennent d’essais normalisés en laboratoire.
Le mot anglais data signifie « données ». Dans un forfait mobile, il désigne les données échangées pour utiliser Internet et l’enveloppe disponible, généralement exprimée en Mo ou en Go. Ce volume concerne les données reçues et envoyées. Il ne mesure ni le débit de la connexion ni le stockage du téléphone.
Une attaque DDoS, pour Distributed Denial of Service ou déni de service distribué, vise à rendre un site, un service ou un réseau inaccessible en mobilisant plusieurs sources de trafic. Elle peut saturer une liaison ou épuiser les ressources nécessaires au traitement des communications.
Le débit descendant mesure la quantité de données reçues depuis Internet par seconde. Il est souvent appelé download dans les tests de connexion et s’exprime en Mbit/s ou Gbit/s. Il intervient notamment dans le chargement des pages, la lecture des vidéos et le téléchargement de fichiers.
Le débit montant mesure la quantité de données envoyées depuis votre appareil vers Internet par seconde. Appelé upload dans les tests de connexion, il s’exprime en Mbit/s ou Gbit/s et intervient notamment dans les sauvegardes en ligne, l’envoi de fichiers et les visioconférences.
Le débit réduit est une limitation de la vitesse d’Internet appliquée par un opérateur, souvent après épuisement des données incluses dans un forfait mobile. La connexion reste active, mais devient plus lente. Ce fonctionnement dépend de l’offre : certains forfaits bloquent plutôt Internet ou facturent les données supplémentaires.
Le DNS, pour Domain Name System ou système de noms de domaine, permet notamment de retrouver les adresses IP associées à un nom comme alloforfait.fr. Il aide ainsi les appareils à joindre les services en ligne sans que l’utilisateur ait à mémoriser leurs adresses numériques.
DOCSIS signifie Data Over Cable Service Interface Specification, ou spécification d’interface pour les services de données sur câble. Cette famille de normes permet de fournir un accès Internet sur un réseau câblé, généralement hybride fibre-coaxial.
E
L’EDGE (Enhanced Data Rates for GSM Evolution, ou débits de données améliorés pour l’évolution du GSM) est une évolution des réseaux 2G qui augmente les débits de données par rapport au GPRS. Souvent appelé 2,75G, il correspond au symbole « E » affiché sur certains téléphones.
L’eSIM, pour embedded SIM ou « SIM intégrée », permet d’activer un abonnement mobile en téléchargeant un profil opérateur dans un composant sécurisé de l’appareil. Sur un équipement compatible, elle remplit le rôle d’une carte SIM sans nécessiter l’insertion d’une carte amovible.
Ethernet est une famille de technologies de réseau filaire normalisées par IEEE 802.3. Elle permet de relier des appareils par câble, notamment au réseau local d’une box, avec un débit qui dépend des ports et du câblage utilisés.
F
Un FAI (fournisseur d’accès à Internet) est un organisme qui fournit une connexion à Internet aux particuliers ou aux organisations. Il peut utiliser différentes technologies et proposer des services associés, sans nécessairement posséder l’ensemble du réseau utilisé.
Dans les télécoms, le fair use désigne une politique d’usage raisonnable ou d’utilisation équitable. Selon le contexte, il concerne un seuil de données, les limites des appels illimités ou les conditions d’utilisation du forfait en itinérance. Ses conséquences dépendent de l’offre et des règles applicables.
Le FAST désigne des chaînes de télévision gratuites diffusées en streaming et financées par la publicité. Les programmes suivent une grille : le spectateur choisit une chaîne et rejoint l’émission en cours, sans abonnement payant propre à celle-ci.
Une femtocell, ou femtocellule, est une petite station de base mobile de faible puissance, utilisée notamment pour améliorer la couverture à l’intérieur d’un logement ou d’un bâtiment. Elle relie les téléphones au réseau de l’opérateur en utilisant une connexion Internet haut débit.
La fibre noire, ou fibre optique noire (FON), est une fibre mise à disposition sans service de transmission activé. Son utilisateur l’équipe pour y faire circuler ses données. Elle sert notamment à relier des sites professionnels et des réseaux d’opérateurs.
La fibre optique est un support de transmission qui transporte des données sous forme de lumière dans un fil très fin, généralement en verre. Elle est utilisée dans les réseaux terrestres et sous-marins, les centres de données, les réseaux mobiles et les accès Internet des abonnés.
Un forfait bloqué est un abonnement mobile qui empêche de dépasser les consommations prévues : les appels sortants ou Internet mobile s’arrêtent lorsque leur crédit est épuisé. En France, la formule classique associe des appels limités, des SMS/MMS illimités et une petite enveloppe Internet, avec des recharges possibles. Le blocage peut être inclus ou proposé en option.
Un forfait postpayé est un abonnement mobile avec une facturation périodique, généralement mensuelle, à laquelle peuvent s’ajouter les consommations non incluses. Tout n’est pas forcément payé après utilisation : l’abonnement peut être facturé à l’avance, tandis que les frais de consommation sont calculés après usage.
Un forfait prépayé est une offre mobile dont le crédit ou les services sont payés avant utilisation. Il peut prendre la forme d’un solde en euros ou d’un pack d’appels, de messages et de données valable pendant une durée définie. Selon l’offre, le renouvellement est ponctuel ou automatique.
Le FTTB (fibre jusqu’au bâtiment) et le FTTLA (fibre jusqu’au dernier amplificateur) sont des architectures où la fibre optique s’arrête avant le logement. Un autre câble assure la liaison finale, notamment du coaxial sur les réseaux câblés français, contrairement au FTTH qui amène la fibre chez l’abonné.
Le FTTE (fibre jusqu’à l’entreprise) et le FTTO (fibre jusqu’au bureau) sont des accès fibre professionnels avec des engagements de service renforcés. Le FTTE utilise une fibre dédiée sur l’infrastructure mutualisée du FTTH ; le FTTO repose sur une boucle locale optique dédiée.
Le FTTH (Fiber to the Home), ou fibre jusqu’au logement, est un réseau d’accès à Internet dont le raccordement reste en fibre optique jusqu’à une prise installée chez l’abonné. Il permet le très haut débit, avec des performances qui dépendent du réseau, des équipements et de l’offre souscrite.
G
Giga est un préfixe qui signifie un milliard. Dans un forfait mobile, les « gigas » désignent généralement des gigaoctets (Go), c’est-à-dire un volume de données. Il faut les distinguer des gigabits par seconde (Gbit/s), qui mesurent un débit, et des gigahertz (GHz), qui mesurent une fréquence.
La gigue, ou jitter en anglais, est la variation du délai de transport des paquets sur un réseau. Elle renseigne sur la régularité de leur acheminement et peut perturber les appels, la visioconférence ou les jeux en ligne, même lorsque le débit est élevé.
Le GPRS (General Packet Radio Service, ou service général de radiocommunication par paquets) est une évolution du GSM qui permet de transmettre des données par paquets sur les réseaux 2G. Souvent appelé 2,5G, il a facilité les premiers usages de l’Internet mobile avant l’EDGE et la 3G.
Le GSM (Global System for Mobile Communications, ou système mondial de communications mobiles) est une norme numérique de téléphonie mobile de deuxième génération, la 2G. Il permet les appels et les SMS, avec une identification de l’abonné par carte SIM. Ses évolutions GPRS et EDGE améliorent l’accès aux données.
H
Le HSPA (High Speed Packet Access, ou accès rapide aux données par paquets) est une évolution de l’UMTS qui améliore l’Internet mobile en 3G. Il réunit le HSDPA pour la réception et le HSUPA pour l’envoi de données. Le HSPA+ et le Dual Carrier prolongent ces améliorations.
Dans le cloud, un hyperscaler est un fournisseur qui exploite des infrastructures informatiques à très grande échelle, réparties entre plusieurs régions. Il fournit du calcul, du stockage et des services capables de monter en charge, grâce à des ressources nombreuses et à une forte automatisation.
I
L’IA, ou intelligence artificielle, regroupe des techniques permettant à un système informatique d’analyser des informations pour produire des prédictions, des recommandations, des décisions ou du contenu. Elle sert aussi bien à reconnaître une image qu’à rédiger un texte ou à détecter une anomalie sur un réseau.
L’IMEI (International Mobile Equipment Identity, ou identité internationale d’équipement mobile) est un identifiant à 15 chiffres associé à un appareil cellulaire. Il sert notamment à reconnaître un téléphone sur le réseau et à demander son blocage après un vol. Il est distinct du numéro de téléphone et de l’identité de l’abonnement.
L’IMSI (International Mobile Subscriber Identity, ou identité internationale d’abonné mobile) est un identifiant de 15 chiffres au maximum, enregistré dans la SIM ou le profil eSIM. Il permet au réseau de reconnaître un abonnement et se distingue du numéro de téléphone comme de l’IMEI de l’appareil.
L’IoT, pour Internet of Things ou Internet des objets, désigne les objets physiques qui échangent des données par un réseau et les services qui les exploitent. Capteurs, montres, thermostats ou équipements industriels peuvent ainsi transmettre des mesures, recevoir des commandes et automatiser des actions, directement ou via une passerelle.
IP signifie Internet Protocol, ou protocole Internet. Il définit le format et l’adressage des paquets utilisés pour transporter des données entre les réseaux. Il sert aux communications sur Internet comme sur un réseau local, en complément d’autres protocoles comme TCP ou UDP.
L’IPTV, ou télévision par protocole Internet, transmet les programmes TV sur un réseau IP. Au sens technique, elle repose sur un réseau géré pour fournir le service ; dans l’usage courant, le terme désigne aussi plus largement la télévision reçue par Internet.
IPv4 (Internet Protocol version 4, ou protocole Internet version 4) permet d’acheminer les données sur les réseaux grâce à des adresses de 32 bits. Celles-ci s’écrivent avec quatre nombres séparés par des points. Leur nombre limité explique le partage d’adresses publiques et la transition vers IPv6.
IPv6 (Internet Protocol version 6, ou protocole Internet version 6) permet d’acheminer les données avec des adresses de 128 bits. Conçu pour succéder à IPv4, il offre un espace d’adressage beaucoup plus vaste. Les deux versions coexistent pendant la transition des réseaux et des services.
L
Un LAN (Local Area Network), ou réseau local, relie des appareils dans un espace limité, comme une maison, un bureau ou un campus. Il permet de partager des données et des équipements, en Ethernet ou en Wi-Fi, avec ou sans accès à Internet selon les usages.
La latence est le délai de transmission des données sur un réseau, généralement exprimé en millisecondes. Elle influence la réactivité des appels, des jeux et des applications. Pour interpréter une valeur, il faut préciser le trajet mesuré et distinguer aller simple, aller-retour et temps de réponse complet.
Le LTE (Long Term Evolution, ou évolution à long terme) est la technologie radio utilisée par les réseaux 4G. Ses évolutions LTE-Advanced et LTE-Advanced Pro améliorent la capacité et les possibilités du réseau, notamment en combinant plusieurs canaux radio.
M
Le M2M, pour Machine-to-Machine ou « communication de machine à machine », désigne des échanges automatisés entre équipements et systèmes, sans intervention humaine nécessaire à chaque transmission. Il sert notamment à relever des mesures, transmettre des alertes ou piloter des appareils à distance.
Le MCC (Mobile Country Code, ou code de pays mobile) est un code à trois chiffres qui désigne généralement le pays ou la zone géographique d’un réseau mobile. Associé au MNC, il permet d’identifier ce réseau ; dans l’IMSI, il renseigne sur le réseau d’origine de l’abonnement, pas sur la position du téléphone.
Méga est un préfixe qui signifie un million. Dans les télécoms, les mégaoctets (Mo) mesurent un volume de données, les mégabits par seconde (Mbit/s) un débit et les mégahertz (MHz) une fréquence. Ces unités ne sont pas interchangeables.
La messagerie vocale visuelle (MVV) affiche les messages de votre répondeur sous forme de liste sur le téléphone. Elle permet de choisir directement lequel écouter ou supprimer, sans appeler le serveur vocal. Son accès dépend du mobile, de l’application et de l’offre de l’opérateur.
Le MIMO (Multiple Input, Multiple Output), ou entrées et sorties multiples, utilise plusieurs antennes à l’émission et à la réception. En Wi-Fi et sur les réseaux mobiles, il permet notamment de transmettre plusieurs flux de données en parallèle et d’améliorer la réception, selon les équipements et les conditions radio.
Le MNC (Mobile Network Code, ou code de réseau mobile) est un code à deux ou trois chiffres qui, associé au MCC, identifie un réseau public mobile. Il entre dans la composition de l’IMSI et aide à reconnaître le réseau d’origine d’un abonnement, y compris en itinérance.
Un MNO (Mobile Network Operator), ou opérateur de réseau mobile, exploite un réseau radio pour fournir des services mobiles. Il se distingue d’un MVNO par cet accès radio, tout en pouvant partager des installations avec d’autres opérateurs.
Un modem, contraction de modulateur-démodulateur, adapte les données aux signaux d’une liaison de communication. Il permet notamment l’accès à Internet par l’ADSL, le câble ou le réseau mobile et peut être intégré à une box ou à un smartphone.
Le MSIN (Mobile Subscriber Identification Number) est la dernière partie de l’IMSI. Il distingue un abonnement au sein de son réseau d’origine et comporte jusqu’à dix chiffres. Associé au MCC et au MNC, il forme l’identité complète de l’abonnement, distincte du numéro de téléphone.
La Multi-SIM permet d’utiliser les données d’un même abonnement mobile sur plusieurs appareils grâce à des cartes SIM ou profils eSIM supplémentaires. En France, la Multi-SIM Internet se distingue généralement de l’option dédiée aux montres connectées, qui possède ses propres conditions et services.
La mutualisation des réseaux consiste à partager des infrastructures entre plusieurs opérateurs. Dans la fibre FTTH, elle organise l’accès aux lignes du point de mutualisation aux logements, et parfois à un tronçon en amont. Dans le mobile, le partage peut concerner les supports, les équipements radio ou les fréquences.
Un MVNO (Mobile Virtual Network Operator), ou opérateur mobile virtuel, propose des forfaits en utilisant le réseau radio d’un autre opérateur. Il définit ses offres et peut gérer une partie de l’infrastructure technique, selon son modèle. Il se distingue d’une simple marque commerciale d’opérateur.
N
Le network slicing, ou découpage du réseau en tranches, consiste à créer plusieurs réseaux logiques sur une même infrastructure. Chaque tranche, appelée slice, peut être configurée pour les besoins d’un service ou d’un groupe d’utilisateurs, avec des ressources, des priorités et un niveau d’isolation adaptés.
La neutralité du net, ou neutralité d’Internet, est le principe d’un traitement non discriminatoire du trafic par les fournisseurs d’accès. Elle protège la liberté de choisir et de proposer des contenus et services en ligne, tout en autorisant une gestion du réseau et des exceptions strictement encadrées.
Le NRO (nœud de raccordement optique) est un site technique qui accueille les équipements actifs d’un réseau fibre. En zone moins dense, il abrite généralement le PRDM, point d’accès aux liaisons passives vers les points de mutualisation : deux fonctions distinctes qui peuvent se trouver au même endroit.
O
Un OCEN est un opérateur commercial d’envergure nationale. Dans le contexte de la fibre en France, cette appellation désigne habituellement Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR. Ils commercialisent des abonnements, y compris sur des réseaux déployés par d’autres opérateurs.
OI signifie opérateur d’infrastructure, aussi appelé opérateur d’immeuble dans le cadre du FTTH. Il établit ou exploite les lignes mutualisées desservant les logements et les entreprises. Les réseaux utilisés en amont peuvent être gérés par d’autres opérateurs, tandis que le fournisseur d’accès vend l’abonnement.
L’OLT (Optical Line Terminal), ou terminal de ligne optique, est l’équipement actif situé côté opérateur dans un réseau fibre PON. Il échange les données avec les ONT des abonnés, organise leurs transmissions et les relie au reste du réseau.
L’ONT (Optical Network Terminal), ou terminal de réseau optique, assure la liaison entre le réseau fibre de l’opérateur et les équipements de l’abonné. Il peut prendre la forme d’un boîtier externe, d’un module amovible ou être intégré à la box.
OTT signifie Over-The-Top et désigne des services fournis sur l’Internet ouvert : vidéo, musique, messagerie ou appels. Le fournisseur d’accès transporte les données, tandis que la plateforme fournit le service. La diffusion OTT se distingue notamment de la télévision distribuée sur un réseau géré par un opérateur.
P
Le partage de connexion, aussi appelé mode modem ou tethering, permet d’utiliser l’accès Internet d’un téléphone sur d’autres appareils. La liaison se fait par Wi-Fi, USB ou Bluetooth.
Le PBO (point de branchement optique) est le boîtier à partir duquel la fibre rejoint un logement. Situé dans un immeuble ou à l’extérieur, il relie le réseau de distribution au câble de raccordement final, jusqu’à la prise fibre de l’abonné.
Le peering, ou appairage, est un accord permettant à deux réseaux Internet d’échanger directement du trafic entre eux et leurs clients. Il complète le transit et peut s’effectuer sur un point d’échange partagé ou une interconnexion privée.
Le phishing, ou hameçonnage, est une fraude qui imite un organisme ou une personne de confiance pour obtenir des informations sensibles ou faire réaliser une action dangereuse. Il peut passer par un e-mail, un SMS, un appel ou un faux site, avec des conséquences comme le piratage de compte ou le vol de données bancaires.
Le Plan France Très Haut Débit (PFTHD) est une politique publique lancée en 2013 pour développer l’accès à Internet fixe sur tout le territoire. Il articule investissements privés et projets des collectivités, avec une place centrale pour la fibre jusqu’à l’abonné.
Le PM (point de mutualisation) est le point d’un réseau fibre où les fournisseurs d’accès se raccordent aux lignes desservant les logements. Installé dans une armoire de rue, un local ou certains immeubles, il permet à plusieurs opérateurs d’utiliser la même partie du réseau FTTH.
Le PON (Passive Optical Network), ou réseau optique passif, permet à plusieurs abonnés de partager une liaison en fibre optique grâce à des coupleurs sans alimentation électrique. GPON, XG-PON, XGS-PON et 10G-EPON sont différentes technologies utilisées sur ce type de réseau.
La portabilité permet de conserver son numéro de téléphone fixe ou mobile en changeant d’opérateur. Le nouvel opérateur organise le transfert et la résiliation du contrat associé au numéro, généralement à l’aide du RIO fourni par l’abonné.
La PTO (prise terminale optique) est la prise fibre installée dans un logement. Elle termine le câble de raccordement et permet de relier la box ou un boîtier ONT au réseau. Sa référence aide les opérateurs à identifier la ligne.
R
Le RCS (Rich Communication Services, ou « services de communication enrichis ») permet d’échanger des messages, photos et vidéos par Internet à partir de son numéro de téléphone. Il enrichit la messagerie mobile, aux côtés des SMS et des MMS, lorsque les participants utilisent des services compatibles.
Un répéteur Wi-Fi relaie le réseau sans fil d’une box pour étendre sa couverture dans le logement. Son efficacité dépend de son emplacement et de la qualité de sa liaison avec la box. Certains modèles peuvent aussi fonctionner en point d’accès relié par Ethernet.
Un RIP, ou réseau d’initiative publique, est un réseau de communications électroniques porté par une collectivité ou un groupement de collectivités. Il vise à améliorer la couverture numérique du territoire et peut associer des financements publics et privés, notamment pour déployer la fibre.
Le roaming, ou itinérance mobile, permet d’utiliser sa ligne sur le réseau d’un autre opérateur, notamment à l’étranger, tout en conservant son abonnement et son numéro. Les appels, SMS et données disponibles ainsi que leur coût dépendent des accords entre réseaux, de l’offre et de la destination.
Un routeur est un équipement, ou une fonction logicielle, qui transmet des paquets de données entre plusieurs réseaux en utilisant leurs adresses IP. À la maison, cette fonction est généralement intégrée à la box Internet, aux côtés du Wi-Fi, du switch et d’autres services.
Le RTC, ou réseau téléphonique commuté, est la technologie historique de la téléphonie fixe, fondée sur la commutation de circuits. Il permet notamment de téléphoner avec un combiné relié directement à la ligne en cuivre, sans box, et est progressivement remplacé par la voix sur IP.
S
Le SIM swapping est une fraude qui consiste à faire transférer le numéro de téléphone d’une personne vers une autre carte SIM ou eSIM sans son accord. Le fraudeur peut alors recevoir ses appels et SMS, notamment les codes utilisés pour accéder à certains comptes.
Le streaming, ou lecture en continu, permet d’écouter un contenu audio ou de regarder une vidéo au fur et à mesure de sa réception, sans attendre de disposer du programme entier. Il concerne aussi bien le direct que les contenus à la demande.
La SVOD, ou vidéo à la demande par abonnement, donne accès à un catalogue de programmes en échange d’un paiement récurrent. Le spectateur choisit quoi regarder et quand, parmi les contenus compris dans sa formule, avec ou sans publicité.
V
Le VDSL (Very-high-bit-rate Digital Subscriber Line, ou ligne d’abonné numérique à très haut débit) est une technologie d’accès à Internet sur les fils de cuivre de la ligne téléphonique. Sa deuxième génération, le VDSL2, peut offrir des débits supérieurs à l’ADSL, surtout lorsque la ligne est courte.
La VoIP (Voice over IP), ou voix sur IP, transporte les appels vocaux sous forme de données sur un réseau IP. Elle peut utiliser Internet ou un réseau privé, notamment pour la téléphonie sur une box, les appels d’application et les services voix des réseaux mobiles.
La VoLTE (Voice over LTE, ou voix sur LTE), souvent appelée « appels 4G » ou « voix 4G » en France, permet de passer et de recevoir les appels de son opérateur sur le réseau 4G, avec son numéro habituel. Elle évite de revenir sur la 2G ou la 3G pour établir l’appel, à condition que le téléphone et la ligne soient compatibles.
La VoNR (Voice over New Radio, ou voix sur la radio 5G) permet de passer et de recevoir les appels de son opérateur directement en 5G autonome. Aussi appelée « appels 5G » ou « voix 5G », elle nécessite un téléphone et un service compatibles.
La VoWiFi (Voice over Wi-Fi, ou voix sur Wi-Fi), couramment appelée « appels Wi-Fi », permet de passer et de recevoir les appels de son opérateur mobile via une connexion Wi-Fi. Elle conserve votre numéro habituel et peut fonctionner lorsque la couverture mobile est faible ou absente.
Un VPN (Virtual Private Network), ou réseau privé virtuel, crée une liaison entre un appareil et un réseau distant, ou entre plusieurs réseaux. Sur Internet, les VPN courants utilisent un tunnel chiffré pour protéger les échanges, sans garantir l’anonymat de l’utilisateur.
W
Un WAN (Wide Area Network), ou réseau étendu, relie des réseaux et des sites géographiquement éloignés. Sur une box ou un routeur domestique, le terme désigne aussi la connexion vers le réseau extérieur, généralement celui du fournisseur d’accès à Internet.
Le Wi-Fi relie des appareils à un réseau local par ondes radio, sans câble Ethernet. Une box ou un point d’accès peut ainsi connecter ordinateurs, téléviseurs, consoles, téléphones et objets connectés. Le Wi-Fi permet d’accéder à Internet si le réseau dispose lui-même d’une connexion.
Le Wi-Fi 4 correspond à la norme IEEE 802.11n. Il permet des connexions sans fil sur les bandes 2,4 ou 5 GHz et introduit le MIMO pour transmettre plusieurs flux de données. Son débit théorique dépend du nombre de flux et de la largeur du canal utilisés.
Le Wi-Fi 5 correspond à la norme IEEE 802.11ac, utilisée sur la bande 5 GHz. Il augmente les débits par rapport au Wi-Fi 4 grâce à des canaux plus larges et à une transmission plus dense des données. Les capacités réelles dépendent de la box et de chaque appareil connecté.
Le Wi-Fi 6 correspond à la norme IEEE 802.11ax sur les bandes 2,4 et 5 GHz. Il améliore l’organisation des échanges entre une borne et plusieurs appareils, tout en permettant des débits radio plus élevés. Le Wi-Fi 6E reprend cette technologie en ajoutant la bande 6 GHz.
Le Wi-Fi 6E étend le Wi-Fi 6 à la bande de fréquences 6 GHz. Il utilise la même norme IEEE 802.11ax, mais ajoute de l’espace radio pour les appareils compatibles. En France, cette utilisation concerne la bande de 5 945 à 6 425 MHz.
Le Wi-Fi 7 correspond à la norme IEEE 802.11be. Il fait évoluer les connexions sans fil avec des canaux pouvant atteindre 320 MHz en 6 GHz, une modulation plus dense et le fonctionnement multiliaison MLO. Les fonctions disponibles varient selon la box, les appareils et les bandes prises en charge.
Le Wi-Fi Mesh, ou réseau Wi-Fi maillé, utilise plusieurs bornes coordonnées pour étendre la couverture dans un logement. Les appareils peuvent passer d’une borne à l’autre en conservant le même nom de réseau, mais la qualité des liaisons et la compatibilité du matériel restent déterminantes.
Z
ZAPM signifie zone arrière de point de mutualisation. Dans un réseau fibre FTTH, elle correspond au territoire dont les logements et locaux professionnels ont vocation à être desservis depuis un même PM. Ce périmètre comprend aussi des adresses qui ne sont pas encore raccordables.
ZMD signifie zone moins dense. Dans le cadre français du déploiement de la fibre, ce terme désigne les territoires situés hors des zones très denses définies par l’Arcep. Ils peuvent accueillir des réseaux d’initiative privée comme publique, avec une desserte mutualisée entre fournisseurs.
ZTD signifie zone très dense. Ce classement de l’Arcep désigne des communes où plusieurs opérateurs peuvent déployer leurs réseaux fibre à proximité des immeubles. La partie terminale reste mutualisée, avec une organisation adaptée à la densité de chaque quartier.
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