Initialement prévue jusqu’au 15 mai 2026, cette phase de négociations exclusives est désormais prolongée jusqu’au 5 juin. Les différents acteurs assurent continuer des échanges « constructifs », tout en rappelant qu’aucun accord définitif n’est encore garanti.
Le projet de reprise de SFR représente l’une des plus importantes opérations de consolidation jamais envisagées dans les télécommunications françaises. En cas de succès, le marché passerait de quatre grands opérateurs nationaux à trois acteurs majeurs.
L’offre déposée le 17 avril par Bouygues Telecom, Orange et iliad valorise les actifs concernés d’Altice France à plus de 20 milliards d’euros. L’objectif est de répartir les différentes activités et infrastructures de SFR entre les membres du consortium.
Mais l’ampleur du dossier complique les discussions. Entre les enjeux financiers, les contraintes réglementaires et la nécessité de partager un acteur aussi important entre plusieurs concurrents directs, les négociations nécessitent davantage de temps que prévu.
Des inquiétudes grandissantes chez SFR
Le projet suscite de fortes tensions en interne chez SFR. Plusieurs organisations syndicales ont déjà exprimé leurs inquiétudes concernant l’avenir des salariés en cas de démantèlement du groupe.
Fin avril, des appels à la grève avaient été lancés dans plusieurs boutiques SFR. Les représentants du personnel redoutent des suppressions de postes et une réorganisation massive des activités.
Malgré l’extension des discussions, l’issue des négociations reste donc encore incertaine.

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