A son arrivée dans le domaine du mobile, Free avait promis de faire bouger la fourmilière notamment en s’attaquant au système de subventionnement du mobile que l’opérateur considère comme étant un crédit caché.
Plus d’un milliard d’euros de dommages et intérêts
Cela fait maintenant plusieurs années que Free s’est engagé dans cette bataille contre ce système proposé par ses concurrents depuis maintenant plusieurs décennies même si ce n’est plus autant le cas aujourd’hui qu’à l’arrivée de Free Mobile dans le paysage des télécommunications en 2012.
Free avait alors attaqué ses concurrents à ce propos et avait même déjà obtenu une victoire contre Bouygues Telecom en 2023, son concurrent devant lui verser 310 millions d’euros de dommages et intérêts.
Il y a eu appel des deux côtés et Free espère que les dommages et intérêts versés par Bouygues augmentent, l’opérateur de Xavier Niel réclame désormais entre 805 millions d’euros et 1,44 milliards d’euros contre 612 millions initialement selon l’Informé.
Orange lui n’est pas encore passé au tribunal dans cette affaire et Free a relevé l’évaluation des dommages et intérêts là aussi. Initialement prévu à 790 millions d’euros, cela devrait donc largement dépasser le milliard et demi dans la fourchette haute en se basant sur ce que l’opérateur réclame à Bouygues Telecom.
Seul SFR s’en tire bien dans cette affaire. L’opérateur au carré rouge avait été condamné en appel à verser 98,75 millions d’euros à son concurrent en 2019, bien loin des sommes réclamées aujourd’hui.
Une entente malgré les procès
En tout cas, cette histoire montre que les opérateurs peuvent tenter de s’entendre sur le sujet du rachat de SFR et dans le même temps s’attaquer sur bien d’autres sujets, montrant qu’l n’y a pas d’entente.
Mais aussi que le sujet de la consolidation est bien plus important que plusieurs centaines de millions d’euros de dommages et intérêts.

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