Des associations de défense des consommateurs ont annoncé ce lundi le lancement d’une pétition contre le démarchage téléphonique qui serait un « véritable harcèlement commercial ».
En tout ce sont dix associations parmi lesquelles l’UFC – Que Choisir, l’AFOC ou Familles de France qui se sont réunies pour signer ensemble un appel contre le démarchage téléphonique jugé « particulièrement intrusif ».
Dans ce communiqué, les associations appellent les pouvoirs publics à « rompre avec la complaisance et interdire les appels non désirés ». Cette initiative a été mise en place quelques jours avant une proposition de loi qui se prépare à l’Assemblée nationale comme l’indique Le Monde.
Malgré ce texte, les associations ne restent pas les bras croisés car elles le jugent insuffisant. « Pourtant, en l’état, le texte souffre cruellement d’ambition et risque même d’aggraver la situation, d’où notre appel à la mobilisation des consommateurs, premières victimes d’un véritable harcèlement commercial » signalent-elles.
L’inefficacité de Bloctel
Actuellement, toute personne peut être contactée par téléphone sauf en cas de refus et d’inscription au fichier Bloctel. Ce service mis en place en 2016 doit éviter les démarchages abusifs, en théorie. En pratique, nombreux sont ceux inscrits sur ce fichier qui se plaignent d’être toujours démarchés.
Comme le notent les associations : « le démarchage téléphonique n’a pas été limité par Bloctel. 4 ans après sa mise en place, le dispositif s’avère inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives ».
En effet, contrairement aux courriels et aux SMS, le téléphone est le seul support pour lequel « le consentement par défaut du consommateur est admis » notent les associations.
En juin 2018, l’UFC – Que choisir avait déjà noté que 88% des personnes interrogées souhaitaient avoir dit oui avant d’être démarchées et plus de 9 sur 10 jugeaient cette pratique comme « agaçante ».
Aujourd’hui et comme il y a un an et demi, les associations appellent les pouvoirs publics à « interdire purement et simplement cette pratique » en créant un système « d’opt-in », c’est à dire que le consommateur doit avoir accepté d’être appelé.
Mise en ligne ce 20 janvier, la pétition de Que Choisir a déjà reçu plus de 160 000 signatures à l’heure actuelle.

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