L’Internet par satellite est une technologie permettant d’accéder à Internet via une connexion sans fil reliant un satellite en orbite à une station terrestre. Il est principalement utilisé dans les zones où les technologies filaires (ADSL, fibre optique) et mobiles (4G, 5G) ne sont pas disponibles ou offrent des performances limitées.
Cette solution est souvent employée dans les zones rurales, les sites isolés, les bateaux et les expéditions scientifiques, offrant une couverture quasi mondiale.
Comment fonctionne Internet par satellite ?
L’accès à Internet par satellite repose sur une communication entre plusieurs éléments :
- L’utilisateur est équipé d’une antenne parabolique et d’un modem satellite, permettant l’envoi et la réception de données.
- Le satellite, positionné en orbite, reçoit le signal de l’utilisateur et le retransmet vers une station terrestre reliée au réseau Internet.
- La station terrestre, connectée au réseau mondial, assure l’acheminement des données vers les services en ligne (sites web, streaming, jeux, etc.).
- Le signal revient ensuite par le même chemin vers l’utilisateur, via le satellite.
Types de satellites utilisés
Il existe deux grandes catégories de satellites pour l’Internet :
1. Satellites géostationnaires (GEO – Geostationary Earth Orbit)
- Positionnés à 35 786 km d’altitude au-dessus de l’équateur.
- Couvre une vaste zone (pays, continents).
- Débits entre 30 Mbps et 150 Mbps selon l’opérateur et la technologie.
- Latence élevée (500 à 700 ms) due à la grande distance de transmission.
2. Satellites en orbite basse (LEO – Low Earth Orbit)
- Positionnés entre 500 et 2 000 km d’altitude.
- Couverture dynamique, nécessitant une constellation de satellites pour assurer une connexion continue.
- Débits pouvant dépasser 300 Mbps.
- Latence faible (20 à 50 ms), comparable à la 4G ou à l’ADSL.
Comparaison entre Internet satellite et autres technologies
Critère | Satellite GEO | Satellite LEO | Fibre optique | 4G/5G |
---|---|---|---|---|
Débit maximal | 150 Mbps | 300 Mbps et plus | Jusqu’à 10 Gbps | Jusqu’à 3 Gbps (5G) |
Latence | 500-700 ms | 20-50 ms | < 10 ms | 10-50 ms |
Disponibilité | Globale | Globale | Limitée aux zones couvertes | Dépend de la couverture réseau |
Installation | Antenne parabolique et modem | Antenne orientable et modem | Fibre jusqu’au domicile | Carte SIM et routeur/modem |
Coût mensuel | 30 à 100 € | 50 à 120 € | 30 à 60 € | 20 à 80 € |
Limites | Latence élevée, météo impactant le signal | Coût initial élevé | Nécessite un déploiement en zone rurale | Dépend de la saturation du réseau |
Les satellites LEO (comme Starlink) offrent une alternative performante aux satellites GEO, réduisant considérablement la latence et améliorant l’expérience utilisateur.
Avantages et inconvénients de l’Internet par satellite
Avantages
- Couverture mondiale, y compris dans les zones rurales et isolées.
- Indépendance des infrastructures terrestres, utile en cas de catastrophes naturelles.
- Débits en amélioration, notamment avec les constellations de satellites en orbite basse (LEO).
Inconvénients
- Latence élevée sur les satellites GEO, affectant le gaming et les applications en temps réel.
- Coût d’installation et abonnement plus élevés que les autres technologies (fibre, ADSL, 4G/5G).
- Sensibilité aux conditions météorologiques, en particulier sur les satellites GEO.
- Matériel spécifique nécessaire (parabole, modem satellite).
Utilisation et perspectives d’avenir
L’Internet par satellite est particulièrement utile pour :
- Les zones rurales et isolées non couvertes par la fibre ou la 4G/5G.
- Les entreprises et gouvernements nécessitant une connexion de secours en cas de panne des réseaux terrestres.
- Les secteurs maritimes et aériens, où la connexion via satellite est essentielle.
- Les applications militaires et scientifiques, notamment pour les bases isolées et les missions spatiales.
Avec l’essor des satellites en orbite basse (LEO), l’Internet par satellite devient une alternative viable aux réseaux filaires et mobiles, réduisant la latence et augmentant les débits. À terme, il pourrait compléter ou concurrencer la fibre optique dans certaines zones, bien que le coût et la disponibilité du matériel restent des freins à une adoption massive.