Le boom de l’intelligence artificielle réduit la disponibilité de puces mémoires, ce qui se répercute sur les efforts visant à réduire la fracture numérique à travers le monde comme l’a indiqué Vivek Badrninath, directeur général de la GSMA, à l’AFP.
Encore 2,2 milliards de personnes non connectées
L’an dernier, 2,2 milliards de personnes n’étaient toujours pas connectées à internet, alors même qu’elles vivent dans des zones couvertes par un réseau mobile. D’après la GSMA, il n’y aurait d’ailleurs plus que 4% de la population mondiale qui vivrait dans des zones blanches.
Ce chiffre pourrait avoir du mal à être réduit puisque la consommation des puces par le secteur de l’intelligence artificielle impacterait directement la construction de terminaux bons marchés, très utilisés dans les pays en développement, en plus de la flambée des prix constatée par le milieu.
Et la situation est préoccupante puisque la pénurie pourrait perdurer jusqu’à la fin de la décennie, ce qui ferait que de nombreux pays ne pourraient pas réduire la fracture numérique avant plusieurs années, empêchant la progression de nombreux indices.
Faire pression sur les décideurs politiques
Du côté mercantile de la chose, la GSMA estime que si chaque individu sur terre pouvait accéder à internet avec son téléphone, cela pourrait faire progresser le produit intérieur brut mondial de 3 500 milliards de dollars d’ici 2030.
L’organisation qui regroupe 1 000 opérateurs et entreprises du milieu fait aujourd’hui pression sur les décideurs politiques afin de remédier au problème au plus vite, en faisant baisser les taxes ou en facilitant les financements. Mais la solution pourrait aussi venir du recyclage des smartphones pour fournir les populations qui n’ont pas encre accès à un smartphone.

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