L’opérateur applique une méthode désormais bien connue : intégrer une nouvelle fonctionnalité à un forfait existant sans action explicite du client. Après l’anti-virus Norton il y a quelques jours, cette fois, il s’agit de l’option b.tv multi-écrans, facturée 2 euros par mois après un premier mois offert. Sans intervention de l’abonné, la facturation démarre automatiquement.
L’information est bien transmise par email, mais de manière souvent discrète. Si ce message passe inaperçu, l’option est considérée comme acceptée, ce qui entraîne une hausse du prix du forfait.
Dans le cas partagé sur X, la facturation débute à partir du 13 juin 2026, tandis que les abonnés ont jusqu’au 13 juillet 2026 pour refuser cette option. Pour éviter cette augmentation, il faut agir rapidement en passant par le lien de refus présent dans l’email, l’espace client en ligne ou en contactant directement le service client. Il devrait toutefois être possible de résilier cette offre après cette date depuis son espace client.
Bouygues Télécom recommence… après Norton et l’option activée par défaut c’est maintenant au tour de l’option TV multi-écrans à 2€/mois.
Comme d’hab, le premier mois est gratuit et il faut annuler l’option soi-même avant le 13 juin 2026 😤
Pensez à vérifier vos mails ! pic.twitter.com/MQS5qfLy8n
— Antoine Guilbert (@antoineguilbert) April 28, 2026
Une fonctionnalité peu utile pour beaucoup d’abonnés
L’option multi-écrans permet de regarder la télévision sur plusieurs appareils en simultané, avec des fonctionnalités avancées comme la 4K HDR, le son Dolby Atmos et l’enregistrement dans le cloud. Sur le papier, l’offre est séduisante, mais elle suppose de disposer d’équipements compatibles et d’un usage intensif.
Dans les faits, une grande partie des clients n’a ni besoin ni usage de ces options, ce qui renforce le sentiment d’une dépense imposée plutôt que choisie.
Une stratégie commerciale déjà bien installée
Bouygues Telecom n’en est pas à son coup d’essai. L’opérateur a déjà eu recours à ce type d’activation automatique avec d’autres services, comme un antivirus ou certaines options premium. Le mécanisme reste toujours le même, reposant sur une acceptation implicite en l’absence de refus.
Un autre problème fréquemment signalé concerne la réception des emails d’information, qui peuvent parfois se retrouver dans les courriers indésirables, augmentant le risque de passer à côté de l’alerte.
Des pratiques qui agacent les clients
Même si cette méthode est conforme à la réglementation, elle suscite de nombreuses critiques. Les abonnés doivent rester constamment vigilants pour éviter des frais supplémentaires non souhaités, ce qui alimente un climat de méfiance.
Cette nouvelle hausse s’inscrit dans une série d’augmentations observées ces dernières années. Bouygues Telecom semble ainsi multiplier les ajustements tarifaires, dans un autre registre avec l’instauration de frais de résiliation sur ses offres sans engagement qui ont ensuite été étendus à ses opérateurs virtuels comme Auchan Télécom, NRJ Mobile et Cdiscount Mobile.

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