Les discussions autour de l’accès aux messages chiffrés n’ont jamais cessé et le gouvernement cherche encore comment mettre cela en place.
Une évolution du cadre juridique pour lutter contre le narcotrafic
Ce mercredi 21 janvier, le député Florent Boudié a été mis à la tête d’une mission pour explorer les « possibilités d’évolution des dispositifs juridiques existants » afin de « préserver l’accès nécessaire et encadré aux communications dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée » selon Le Monde.
La plupart des messageries utilisent du chiffrement de bout en bout pour les conversations. Seuls ceux dans celles-ci ont accès aux contenus des messages et même les entreprises derrière ne peuvent y avoir accès.
Cependant, cela n’est pas tellement du goût de certains gouvernements, dont le nôtre, qui souhaitent accéder à ces conversations et demandent aux développeurs de permettre un accès à ces messageries.
En février 2025, un amendement parlementaire déposé lors de l’examen du projet de loi sur le narcotrafic allait d’ailleurs en ce sens mais il avait reçu une très vive opposition.
Il faut dire que la mise en place de ces portes dérobées fragilisent au final le logiciel et si seul un gouvernement peut y accéder en théorie, cela reste une entrée possible pour une attaque à un moment ou un autre.
De plus, rien ne dit au final que cette porte soit utilisée uniquement pour le contenu lié au terrorisme ou à la criminalité organisée dans le futur si le gouvernement change radicalement.
Un parlementaire contre l’amendement
D’après le Monde, Florent Boudié était contre cet amendement l’an dernier et il est missionné par le premier ministre Sébastien Lecornu afin de trouver une solution à ce « dilemme de politique publique » en ayant conscience que ce chiffrement « contribue directement à la protection de la vie privée ».

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