Il fait parti des annonces que l’on a rapidement oublié, le dispositif anti-arnaques ou filtre national de cybersécurité fait son grand retour et il pourrait bien arriver dès la rentrée.
Une mise en place au 1er septembre
Ce dispositif promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne en 2022 devait être mis en place avant la Coupe du monde de rugby qui a eu lieu à Paris en 2023 avant d’être repoussé aux Jeux Olympiques de 2024 mais depuis rien de nouveau si ce n’est une mention dans la stratégie de cybersécurité pour les années à venir.
Mais celui-ci vient de faire son grand retour selon l’Informé qui révèle qu’un projet de décret a été notifié à la Commission européenne à ce sujet et qu’il devrait entrer en vigueur au 1er septembre 2026. Il sera confié à l’Office anti-cybercriminalité et non plus au GIP Cybermalveillance.
Les agents de l’office auront pour rôle d’identifier les sites d’arnaques d’après l’Informé, le service contactera rapidement l’éditeur du site web afin de demander de cesser ces pratiques et les sites auront cinq jours pour y répondre.
Dans le même temps, les sites repérés seront signalé auprès de Google, Mozilla, Apple… afin qu’ils prennent une mesure conservatoire pendant sept jours à leur encontre. Les navigateurs afficheront un message avertissant les internautes du risque potentiel que peut présenter le site. Il sera toujours possible d’accéder au site web en cliquant sur un bouton montrant que l’on a compris le danger potentiel. A voir si cela aura un réel effet puisque de nombreuses personnes cliquent sur les boutons sans réellement lire les messages.
Si les sites ne répondent pas à la mise en demeure, ils pourront alors se retrouver bloqués purement et simplement pour une durée maximale de trois mois. Ces sites ne sont en règle générale pas utilisés bien longtemps.

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