Le NexPhone est un smartphone Android 16 qui permet également d’utiliser Linux (Debian) et même Windows 11. Il est conçu pour se transformer en poste de travail complet dès qu’il est connecté à un écran, un clavier et une souris. L’objectif ? Offrir une flexibilité maximale pour jongler entre les usages personnels et professionnels.
Sous Android, l’utilisateur peut lancer Debian comme une simple application, accédant ainsi à un véritable environnement Linux sans redémarrer l’appareil. Pour passer à Windows 11, il faudra cependant redémarrer complètement le téléphone. Cette version de Windows intègre une interface personnalisée inspirée de l’ancien Windows Phone, avec une disposition en tuiles qui évoquera sans doute de bons souvenirs aux nostalgiques.
Une configuration technique solide, mais pas révolutionnaire
Côté matériel, le NexPhone s’inscrit dans le milieu de gamme, avec des caractéristiques correctes mais loin des standards des flagships de 2026 :
- Écran LCD de 6,58 pouces, résolution FHD+ (2403 x 1080 px), fréquence de rafraîchissement de 120 Hz
- Processeur Qualcomm QCM6490, une puce ARM conçue pour l’IoT mais officiellement compatible Windows 11
- 12 Go de RAM et 256 Go de stockage, extensible via microSD (jusqu’à 512 Go)
- Batterie de 5 000 mAh, avec recharge filaire 18W et sans fil
- Triple capteur photo : 64 MP principal (Sony IMX787), 13 MP ultra grand-angle (Samsung), 10 MP en façade
La connectivité est également complète : 5G, Wi-Fi 6E, Bluetooth 5.2, NFC et port USB-C 3.1 avec sortie vidéo. L’appareil est certifié IP68, IP69K et conforme aux standards militaires MIL-STD-810H, ce qui en fait un téléphone résistant aux conditions extrêmes.
Une interface pensée pour la productivité
L’un des atouts majeurs du NexPhone est son écosystème pensé pour la productivité. Grâce au port USB-C avec sortie vidéo, l’appareil peut être connecté à un moniteur externe, une station d’accueil ou au NexDock de la marque, transformant le téléphone en ordinateur portable ou de bureau. L’utilisateur peut alors choisir l’environnement de travail qui lui convient : Android en mode bureau, Debian pour les logiciels libres ou Windows 11 pour les applications plus traditionnelles.
Autre avantage : Android et Linux partagent le même espace de stockage, ce qui facilite l’échange de fichiers. Windows, en revanche, fonctionne sur une partition séparée, cloisonnant davantage ses données et ses applications.
Si le concept séduit sur le papier, quelques doutes subsistent sur les performances réelles de l’appareil, notamment sous Windows 11. Le processeur QCM6490, bien que compatible, reste une puce milieu de gamme pensée à l’origine pour des usages industriels. Malgré les 12 Go de RAM, faire tourner un environnement Windows complet pourrait vite mettre à mal les capacités du NexPhone, surtout sans ventilation active.
Un prix attractif pour un concept innovant
Le NexPhone sera vendu à 549 dollars (soit environ 470 euros) lors de sa sortie prévue au troisième trimestre 2026. Il est déjà possible de le précommander avec un acompte de 199 dollars, déductible du prix total. L’appareil est livré avec un hub USB-C à cinq ports (dont HDMI et USB-A).

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