Les négociations autour du rachat de SFR par ses trois concurrents devraient être terminées dans les prochaines heures si elles ne sont pas à nouveau repoussées.
Retenir les salariés avant la fin
Toutefois, tout ne sera pas terminé ce 5 juin si un accord est signé entre les quatre protagonistes. En effet, le rachat devra encore passer devant les différentes autorités dont celles de la concurrence, ce qui prendra la aussi du temps durant lequel SFR devra continuer à être pleinement opérationnel.
Entre la durée et l’issue du rachat, les trois opérateurs craignent que les forces vives de l’opérateur au carré rouge ne partent ailleurs. Certains profils sont très recherchés au delà du secteur des télécommunications comme les ingénieurs réseau, les experts en cybersécurité ou encore les commerciaux. Ces employés pourraient donc décider de quitter le navire bien avant la finalisation du rachat.
Pour éviter cela, Orange, Free et Bouygues Telecom chercheraient à mettre en place un plan de rétention d’après La lettre de l’Expansion afin de sécuriser les emplois jugés indispensables au maintien de l’activité opérationnelle de SFR. Cependant, le consortium ne peut pas mettre en place un tel plan pour le moment, pas tant que le rachat n’a pas été validé par les autorités.
Il faut donc que les trois opérateurs trouvent un moyen de rassurer les salariés en place, sans enfreindre la loi. Et ne pas finir par faire ce qu’avait fait Numericable avant le rachat de SFR. A l’époque, le groupe de Patrick Drahi avait pris le contrôle effectif de l’opérateur au carré rouge avant l’accord de l’autorité de la concurrence.

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