
Patrick Drahi cherche toujours à réduire la dette de son groupe Altice. La branche française est la plus endettée et pour la rembourser, l’homme d’affaires a choisi de céder de nombreux actifs.
Ouvrir un peu plus le capital que prévu
Centres de données, XpFibre, cession de BFM… tout y passe pour rembourser les 24 milliards de dettes d’Altice France, même la cession d’une partie du capital, une option que Patrick Drahi aurait sans doute voulu éviter.
Après un bras de fer avec ses créanciers, le magnat des télécoms serait en passe de signer un accord avec eux selon les informations de Challenges dans sa version papier du 13 février.
L’accord est imminent et il permettrait d’obtenir un versement immédiat de 2 milliards d’euros ainsi qu’un écrasement de la dette qui passerait de 24 à 15 milliards d’euros en échange de 31% du capital d’Altice France.
Patrick Drahi rêvait plutôt d’ouvrir le capital de 15% en fin d’année dernière afin de réduire sa dette mais finalement, il a revu l’ouverture à la hausse avec une cession de 31% au cours du mois de janvier, une proposition qui était plus proche des desideratas des créanciers.
En plus de cela, les créanciers auraient également obtenu le droit de nommer des représentants au conseil d’administration du groupe. De quoi transformer en profondeur le groupe de Patrick Drahi.