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Commentaires (4)
Ercole 22 juin 2015 à 20:27

Nous avons eu voici quelque temps, une discussion sur les mérites des privatisations et les vertus du libéralisme économique. Je vous renvoie à un article paru dans ZD.net qui décrypte les effets bénéfiques des rapprochements entre grands groupes « concurrents ».
http://www.zdnet.fr/actualites/rachat-de-bouyguestel-par-sfr-les-gagnants-et-les-perdants-39821202.htm
Ific j’attends votre réponse.

ific 23 juin 2015 à 12:20

Ne me tentez pas et ne me provoquez pas Ercole, je n’ai aucune envie d’être de nouveau qualifié de violent, d’agressif et de soutien total à Orange. Je vous le dit tout net car je ne le suis pas.

Je pense que si un opérateur n’a pas les moyens de rentrer dans ses frais, il doit disparaître. Par contre, il y a plusieurs possibilités de quitter la scène pour lui :

-la fusion avec la disparition de sa marque.
-la mutualisation de ses moyens comme il existe déjà entre les opérateurs en France.

Le partage des frais me semble plus adapté vu les investissements que cela représente. Donc pas de rachat pour plus d’efficacité (discutable !). L’argent facile non plus n’est pas la solution (cette attaque est dirigée contre le directeur de SFR Numéricâble et n’ai pas un soutien déguisé à Orange !). Son entreprise deviendra trop grosse et ruinera les autres.

Ce qu’il faut c’est un équilibre entre les 3 ou 4 opérateurs présents en France qui survivront à cette opération. Aucun ne doit prendre l’ascendant sur les autres comme par exemple l’hégémonie de Canalsat dans la télévision payante.

Cette possible fusion doit être encadrée comme peut le faire l’Autorité de la Concurrence et comme sa soeur espagnole l’a fait pour la fusion d’Orange Espagne et de Jazztel : vous pouvez racheter votre concurrent mais vous devez faire des concessions notamment en ce qui concerne l’accès au service (supprimer les doublons et les proposer aux autres), les prix (ne pas augmenter surtout si les prix sont déjà si élevés), l’entretien et la maintenance du réseau, le service (le rendre prioritaire et proche des attentes de la clientèle), supprimer un nombre raisonnable de salariés dans un soucis d’efficacité et de réactivité, venir en complément des autres opérateurs notamment pour le mobile. Mais pour rien au monde retourner à un service public et gratuit des télécoms : ce retour coûtera plus cher et n’ai pas adapté au monde actuel.

Cette attitude est pragmatique et n’est pas un soutien à la libéralisation totale du marché des télécoms. Oui à un regroupement des opérateurs internet mais sans que cela porte préjudice aux concurrents.

Maintenant, la nostalgie de votre collègue Patrick peut aussi être mise en avant mais à mon avis, elle n’est qu’utopie et explosion des dépenses. Une vision des choses dépassée !

ercole 23 juin 2015 à 14:18

Mon appel n’avait rien de provoquant, juste une invitation à la discussion. Et je constate votre indéfectible croyance dans la possibilité d’une VRAIE régulation. Voyez ce que sont devenus les engagements pris par Bouygues pour TF1, ceux des sociétés autoroutières, … Naguère les Etats avaient un pouvoir de coercition, mais 30 ans de libéralisme reaganien ou thatchérien ont mis à bas leurs pouvoirs et le marché seul commande. Je nous souhaite de ne pas avoir, un jour, à en pâtir.
A bientôt pour une éventuelle discussion

ific 24 juin 2015 à 12:07

Je suis sur qu’une vraie régulation est possible. En Espagne, Orange l’a accepté et ainsi a pu racheter Jazztel sans conséquences fâcheuses pour le marché espagnol.

C’est donc possible et j’espère que l’ARCEP y arrivera en France, sinon je me demande a quoi elle sert ?

Quant à un interventionnisme des Etats, je n’y suis pas favorable sauf danger immédiat où il est nécessaire si des intérêts nationaux ou stratégiques sont en jeu.

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