Après la publication hier soir des chiffres du dernier trimestre de l’année 2016 pour le marché des télécoms qui montrent un retour de la croissance des revenus des opérateurs dans les services mobiles, Sébastien Soriano s’oppose à une consolidation dans le marché français des télécoms.
La consolidation n’est ni nécessaire, ni souhaitable.
Sébastien Soriano, président de l’ARCEP dans Le Figaro
Si une telle concentration aurait fait sens il y a quelques années, le marché changé avec la percée de Free dans le mobile et de Bouygues dans le fixe avec plus de 10% de part de marché.
Aujourd’hui, le régulateur a « du mal à comprendre ce que les Français auraient à gagner d’une consolidation » et « le seul intérêt des actionnaires n’est pas suffisant ».
Le président de l’autorité s’inquiète des éventuelles conséquences sur l’investissement, estimant que les opérateurs doivent investir dès maintenant dans la fibre et que de telles discussions pourraient pousser certains acteurs à la retenue.
A propos de la convergence, Sébastien Soriano pointe les risques de sous-investissement dans les réseaux et les contenus culturels au profit des droits sportifs. Par ailleurs, il estime que les « exclusivités doivent rester très limitées et les contenus doivent être revendus à des prix acceptables ».
L’ARCEP restera donc vigilante sur le sujet, en particulier sur le risque de duopolisation du marché : seuls Orange et SFR auraient les moyens de se battre sur le terrain des droits audiovisuels, au détriment de Free et Bouygues Télécom.

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