Alors que SFR constate un possible retard de la fibre de un ou deux mois en raison de la crise sanitaire que le pays traverse, InfraNum appelle à poursuivre les activités de déploiement et de production afin de ne pas prendre de retard.
Les réseaux de télécommunications ont montré leur importance quasiment vitale pour les particuliers et les entreprises depuis le début de ce confinement. Si beaucoup s’interrogeaient sur la capacité de ces réseaux à tenir, ils ont montré que pour l’instant ils tenaient bon. Mais plusieurs acteurs du streaming ont réduit les débits pour aider les réseaux à absorber les pics de consommation.
Le Gouvernement a déjà aidé durant cette crise en facilitant la maintenance des réseaux de télécommunications mais rien n’a été fait pour le déploiement et notamment celui de la fibre selon la fédération InfraNum, qui regroupe les professionnels de la filière fibre (opérateurs, fabricants, sous traitants…).
InfraNum appelle ainsi l’Etat à mettre en place un plan de continuation pour le déploiement et craint « des conséquences économiques et sociales dramatiques ». En effet, la production pourrait s’arrêter totalement dès la fin de ce mois de mars et la relance devrait être très longue, il pourrait y avoir « une inertie de 12 mois pour remettre le secteur à flot » ce qui engendrait une hécatombe parmi les professionnels du secteur et surtout les plus petits.
Selon la fédération, le scénario d’un arrêt complet de la fibre pour ce second trimestre « conduirait à une perte de chiffre d’affaires de plusieurs milliards d’euros et la mise au chômage technique de 20 000 collaborateurs ». Une situation qui pourrait conduire à des licenciements et une reprise progressive jusqu’au début de l’année prochaine.
Ainsi, elle appelle l’Etat, non pas à relancer les déploiements à tout berzingue mais seulement à les maintenir à un rythme très réduit. Cela aurait pour conséquence de permettre une relance beaucoup plus rapide de l’activité à la fin de la période de confinement. De plus, l’Etat devra moins mettre d’argent pour soutenir les entreprises impactées et le chômage serait réduit, toujours selon InfraNum.
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