Apple a annoncé suivre le DMA mais la firme fait preuve de mauvaise foi en annonçant ses nouveaux plans, d’autant plus qu’elle cherche encore à percevoir des revenus des stores alternatifs.
La firme de Cupertino a annoncé plusieurs changements au sein d’iOS, Safari et de l’App Store dans l’Union Européenne afin de se mettre en conformité avec le Digital Market Acts (DMA). Mais Apple a décidé de jouer avec ses règles du jeu malgré tout.
Des conditions lunaires pour ouvrir un magasin d’applications
Avec le DMA, Apple doit notamment autoriser le sideloading, c’est à dire la possibilité d’installer des applications depuis un magasin alternatif à l’App Store. La société américaine a accepté sa demande mais elle compte bien continuer à tirer profit des applications téléchargées sur ses téléphones, ce que certains voient comme de la mauvaise foi à l’image du patron d’Epic qui est en guerre avec Apple depuis maintenant plusieurs mois.
En effet, pour créer un store alternatif sur iOS, Apple demande à ce que l’entreprise fournisse une lettre de crédit venant d’une grande institution financière d’un million de dollars afin de prouver qu’elle a les reins assez solide pour garantir qu’elle puisse apporter un support aux développeurs ainsi qu’aux utilisateurs.
Ce qui a du faire bondir Tim Sweeney de sa chaise. Le fondateur d’Epic indique que « Apple se moque de la libre concurrence sur le marché ».
Under what possible theory of antitrust regulation is it acceptable for a monopoly to decide what companies are allowed to compete with it, and on what terms they can compete? Apple makes a mockery of free market competition. https://t.co/BPEdXQ2htt
— Tim Sweeney (@TimSweeneyEpic) January 26, 2024
Une conformité malveillante
Face aux annonces d’Apple, Tim Sweeney est même allé plus loin en expliquant que les nouvelles règles de l’App Store étaient « un nouvel exemple sournois de conformité malveillante », obligeant les développeurs a utilisé l’App Store ou à « accepter un nouveau système anticoncurrentiel illégal, truffé de nouveaux frais indésirables sur les téléchargements ».
Et même si Epic a annoncé le retour de Fortnite sur iOS dès cette année, Tim Sweeney n’est finalement même pas sûr que sa société puisse lancer son propre magasin d’applications. « Ils [Apple, NDLR] pourraient par exemple empêcher Epic de lancer Epic Games Store et de distribuer Fortnite via celui-ci » a t-il indiqué sur X.
Apple's plan to thwart Europe's new Digital Markets Act law is a devious new instance of Malicious Compliance.
They are forcing developers to choose between App Store exclusivity and the store terms, which will be illegal under DMA, or accept a new also-illegal anticompetitive…
— Tim Sweeney (@TimSweeneyEpic) January 25, 2024
