Depuis le début du premier mandat d’Emmanuel Macron, le gouvernement souhaite protéger les mineurs des dangers qui peuvent se rencontrer en ligne.
Un texte appliqué à la rentrée
Après l’obligation de vérification de l’âge par les sites pornographiques, l’exécutif souhaite interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Ces derniers sont souvent pointés du doigts pour les effets délétères qu’ils peuvent avoir sur les plus jeunes, notamment sur la santé mentale.
Un texte de loi allant en ce sens est à l’étude ce lundi à l’Assemblée nationale en première lecture dans le cadre de la niche parlementaire du groupe EPR, la rapporteure de ce texte est la députée Ensemble pour la République Laure Miller.
Cependant, le Président de la République a « demandé au gouvernement d’engager la procédure accélérée » concernant le texte avec un objectif en tête sa mise en application « dès la rentrée prochaine » selon BFM.
La France ferait alors comme l’Australie qui a adopté un texte semblable en décembre dernier. Un mois après sa mise en application, 4,7 millions de comptes appartenant à des moins de 16 ans ont ainsi été supprimés dans un pays qui comptait environ 27 millions d’habitants l’an dernier.
Un risque concernant la vie privée
En Australie, le gouvernement n’a pas donné d’indication exacte concernant la façon d’empêcher les adolescents de moins de 16 ans de s’inscrire sur les réseaux sociaux.
Ils doivent mettre en place des méthodes « raisonnables » et cela peut passer par une vérification de la carte d’identité, une reconnaissance faciale ou vocale ainsi que par inférence, c’est à dire définir l’âge à partir de certaines données. Un compte Facebook ouvert en 2009 a ainsi aucune chance d’appartenir à un mineur.
Cependant, difficile d’utiliser l’âge d’un compte Facebook pour ouvrir un compte sur un réseau social concurrent. Les autres méthodes préconisées sont souvent décriées puisqu’elle peuvent poser un risque concernant la vie privée, les différentes fuites de données ayant eu lieu récemment un peu partout ne sont pas pour rassurées.
Mais cela oblige à fournir ses papiers d’identités à un réseau social ou à un tier « de confiance » sans avoir de certitude que cela ne sera pas piraté et qu’en plus, qu’un lien entre une identité en ligne sera fait avec une identité dans la vraie vie.
Pour rappel, le pseudonymat comme cela peut être utilisé en ligne n’est pas un anonymat total de la personne derrière le compte, il est toujours possible de savoir qui est réellement derrière grâce à une enquête.

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