Bercy a mis son veto à la cession des antennes au sol d’Eutelsat au fonds suédois EQT Partners, une « décision très rare » qui montre l’importance de l’entreprise aux yeux du gouvernement.
Un actif stratégique du seul concurrent européen de Starlink
Le ministre de l’Economie Roland Lescure a indiqué sur La Matinale de TF1 de ce vendredi 30 janvier qu’Eutelsat est « un actif stratégique » et que les antennes au sol qui devaient être vendues « servent pour des communications civiles et aussi pour des communications militaires ».
Aujourd’hui, Eutelsat représente « le seul concurrent européen de Starlink » a insisté le ministre sur la Une, rappelant que « c’est une entreprise fondamentale pour des raisons militaires, que ce soit en Ukraine, en Iran ou ailleurs, mais aussi pour des raisons industrielles » et c’est pour tout cela que « l’Etat dit non » à la cession qui avait pourtant été annoncée dès 2024.
A l’époque, Eutelsat avait indiqué céder des antennes au sol, ses réseaux, des bâtiments et des terrains au fonds EQT Partners afin de réduire son endettement mais depuis, l’Etat français a fortement investi dans le groupe, montant à près de 30% du capital d’Eutelsat à travers l’Agence des participations de l’Etat.
Une polémique sur des ventes à l’étranger
Mais la vente a peut-être été bloquée aussi à cause d’une polémique qui enflait autour de la vente de LMB Aerospace à Loar Group une société basée aux Etats-Unis indique l’AFP. L’entreprise fabrique des ventilateurs pour Rafale et sous-marins nucléaires.
Même si on peut arguer qu’EQT Partners a une origine européenne contrairement à Loar Groupe, il n’en reste pas moins que les communications passent par ces antennes alors que les ventilateurs ne posent pas de problème d’espionnage de communications importantes.

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