En Italie, Starlink va permettre le Wi-Fi satellite à grande vitesse dans tous les trains Italo

L’opérateur italien de trains à grande vitesse a décidé de s’appuyer sur Starlink, le réseau satellitaire de SpaceX, pour déployer une connexion « ultra-rapide » sur l’ensemble de sa flotte.

Italo

Le calendrier prévoit l’installation de la solution Starlink à partir de mi-2026, avec une généralisation progressive jusqu’à une mise en œuvre complète attendue en 2027. L’opération concerne tous les trains Italo actuellement en circulation, soit 25 rames Alstom AGV 575 et 26 rames Italo EVO de nouvelle génération.

Les trains à grande vitesse se heurtent depuis longtemps à un problème simple : les réseaux terrestres n’ont pas une couverture parfaitement homogène, et les changements d’antenne à grande vitesse, les reliefs, les tunnels ou certaines zones moins équipées peuvent dégrader l’accès à internet.

C’est précisément sur ce terrain que Starlink veut se distinguer, en s’appuyant sur une constellation de satellites en orbite basse. L’argument mis en avant par SpaceX : fournir une connexion stable là où l’infrastructure au sol est limitée ou là où des obstacles naturels compliquent la réception. Et l’Italie, avec sa géographie contrastée, offre un cas d’usage particulièrement parlant.

Un test longue durée déjà jugé concluant par les clients

Avant de signer pour toute la flotte, Italo a mené une phase d’essai sur près d’un an. D’après l’opérateur, cette expérimentation a convaincu une large majorité de passagers, avec 85 % de voyageurs se déclarant « pleinement satisfaits » du service.

Ce point est central : sur le papier, beaucoup de solutions promettent du haut débit. Sur le terrain, ce sont les périodes de saturation, les zones blanches et les micro-coupures qui font basculer l’expérience du côté frustrant. Italo dit avoir observé des résultats suffisamment solides pour justifier un déploiement industriel.

Divertissement à bord, services numériques et 5G : l’accord comme point de départ

L’arrivée de Starlink ne se limite pas à « mettre du Wi-Fi ». Italo présente cette décision comme la première brique d’un plan plus large pour moderniser ses services multimédias. L’année 2026 doit ainsi être l’occasion d’enrichir l’offre de contenus et de services proposés aux voyageurs, avec la promesse d’une gamme de nouveautés déployées au fil des mois.

En parallèle, l’entreprise indique aussi vouloir renforcer la qualité de la 5G dans les prochains mois. Autrement dit, jouer sur deux tableaux : améliorer la connectivité via les réseaux mobiles là où ils sont performants, tout en sécurisant l’accès à internet grâce au satellite lorsque le réseau terrestre faiblit.

Starlink s’étend au transport : le rail accélère, l’aérien a déjà lancé la dynamique

Le choix d’Italo s’inscrit dans un mouvement plus large. Sur le rail européen, plusieurs opérateurs ont déjà enclenché des tests, sans forcément aller jusqu’au déploiement complet : ScotRail en Écosse, České dráhy (les chemins de fer tchèques) ou encore South Western Railway au Royaume-Uni ont, eux aussi, expérimenté Starlink.

En Italie, le groupe ferroviaire public Ferrovie dello Stato a mené un essai l’an dernier sur une courte période avec deux fournisseurs, dont Starlink. En France, la SNCF a évoqué l’idée de combiner des réseaux terrestres et des solutions satellitaires en orbite basse, signe que le sujet dépasse désormais la simple phase de curiosité technologique.

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