Orange, Bouygues Telecom et Free tentent de mettre la main sur leur concurrent SFR. Après avoir essuyé un refus avec une offre de 17 milliards d’euros, ils n’ont pas jeté l’éponge mais le temps presserait.
Un passage par Bruxelles
Il y a quelques jours, le trio a relancé les hostilités avec une nouvelle offre qui atteindrait 20 milliards d’euros cette fois mais ils ont demandé en échange de pouvoir ausculter en profondeur les comptes de leur concurrent, ce qui a été très rapide puisque cela n’a pris que cinq semaines. Malgré cela, aucune offre formelle n’a été déposée.
Le temps presserait pour trouver un terrain d’entente entre les acheteurs et le vendeur selon l’Informé. Pas que la vente capoterait ou deviendrait impossible (comme cela avait été le cas sur le dossier de fusion TF1/M6), mais les choses pourraient se compliquer et augmenter la durée de traitement du dossier.
Et la cause de tout ceci est le rachat des 50% de MasOrange à Lorca par Orange. Une fois fait, la répartition du chiffre d’affaires du groupe changera complètement et l’opérateur ne fera plus les deux tiers de ses revenus dans l’Hexagone, tout comme Iliad la maison mère de Free qui est également présente en Italie et en Pologne.
Une fois passé cette étape, deux acquéreurs sur les trois devront passer le dossier à la Commission européenne alors qu’aujourd’hui il n’y en a qu’un seul. Ce changement pourrait donc rebattre les cartes et compliquer les choses.
Bruxelles pourrait mettre des bâtons dans les roues du trio afin d’éviter une concentration du marché ou le dossier pourrait être étudié plus longuement à cause de demandes supplémentaires.
Cependant, il se pourrait que le trio ait quelques solutions au delà de l’accélération de la procédure comme repousser la finalisation du rachat de MasOrange ou alors par le fait qu’une seule autorité de régulation ait son mot à dire, Bruxelles pourrait laisser la Rue de l’Echelle décider

Soyez le premier à poster un commentaire
Partagez votre avis et participez à la discussion en laissant un commentaire ci-contre.