Le déploiement de la fibre se fait très rapidement mais cela nécessite énormément de main d’œuvre et entraîne la création de beaucoup de nouveaux emplois, pas forcément très bien rémunérés.
La fibre se déploie à très grande vitesse et les records tombent trimestre après trimestre mais pour tenir la cadence, il a fallu recruter, beaucoup. Alors que l’on comptait 6 000 postes créés, il faudra en créer tout autant si ce n’est plus, pour cette année et l’année prochaine, notamment pour tenir l’objectif d’une couverture des 80% de foyers d’ici la fin de l’année 2022.
Un métier parfois précaire
Mais pour trouver un aussi grand nombre d’employés et aussi rapidement, les formations se feraient directement sur le terrain selon le Bondy Blog. « Je croise plus souvent des gens comme moi, qui n’ont pas payé de formation et qui ont appris sur le terrain » témoigne Samy, un technicien terrain, au journaliste. Si pour lui, tout est fourni dans le cadre de son contrat, certains prestataires feraient plutôt appel à des auto-entrepreneurs.
Les sous-traitants feraient ce choix puisque cela permettrait d’alléger la facture finale, les entreprises n’étant pas soumises aux charges patronales dans ce cas de figure. Et cette absence de formation ou de cadre entraîne un autre problème, celui du fameux plat de nouilles. Ces armoires fibre dont les câbles sont tous mélangés, les faisant ressembler à un plat de spaghettis et qui sont notamment la source de nombreuses pannes, volontaires ou non.
Mais outre cette absence de formation, le statut d’auto-entrepreneur rend ces techniciens très précaires. En l’absence de contrat, ils ne touchent rien et en cas d’arrêt maladie, ils n’ont rien non plus. Mais il y a plus qu’une simple grippe ou les problèmes de santé comme le mal de dos qui peuvent intervenir dans l’équation. Il arrive parfois que ces techniciens tombent lors d’une intervention, si une échelle a glissé sur une façade de maison.
De plus, il faut prendre en compte le prix des assurances mais aussi du matériel, notamment celui de la soudeuse dont le prix peut grimper jusqu’à plus de 5 000 euros hors taxe. Ces équipements sont d’ailleurs parfois volés dans les véhicules des techniciens.
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