La mairie de Paimpol dans les Côtes-d’Armor n’a pas obtenu gain de cause dans l’affaire l’opposant à Free Mobile concernant l’installation d’une antenne relais près d’une zone d’atterrissage et de décollage pour hélicoptère. Selon la maire, l’équipement de l’opérateur posait des risques de crash.
Depuis août, Fanny Chappé, la maire de Paimpol (Côtes-d’Armor), s’oppose à l’installation d’une antenne de Free Mobile près de l’hôpital de la ville. Selon elle, l’antenne représente un « risque de perturbations » sur les installations radio « sensibles » de l’établissement hospitalier et serait aussi un « danger pour la circulation des hélicoptères et le transport des patients« .
Elle avait alors saisi la justice pour s’opposer à cette installation mais le tribunal administratif de Rennes, chargé du dossier, a renvoyé la mairie dans les cordes. Selon la juge, qui a rendu sa décision lors de l’audience du 5 janvier 2024, les précisions techniques et concrètes sur le danger que représenterait l’antenne de Free Mobile pour la circulation des hélicoptères et le transport des patients fournies par la ville ne sont pas recevables.
« Aucune gêne » pour les hélicoptères
Il n’y a, de plus, aucun risque d’interférences de fréquences selon la juge, qui ajoute que Free Mobile est tenu de déployer la 4G sur tout le territoire dans le cadre du New Deal Mobile, un accord pris avec l’Arcep et l’Etat, et que l’installation de cette antenne vient directement répondre à ces engagements.
De leur côté, la DGAC (direction générale de l’aviation civile) et l’exploitant de l’hélisurface ont avancé que l’antenne de l’opérateur « n’engendrera aucune gêne (…) pour l’exploitation de l’hélistation« . « L’ouvrage pourra être doté de dispositifs lumineux permettant sa visibilité, notamment nocturne« , ajoutent les deux parties.
La mairie de Paimpol a jusqu’au 5 mars prochain pour revoir sa copie.
Source : France 3 Bretagne

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