Orange déménage son site à Marseille suite aux tirs survenus en début d’année

Le site Orange de Saint-Mauront à Marseille a été le théâtre de tirs à balles réelles durant le week-end du nouvel an. La zone était devenue à risque pour les salariés, la direction a donc décidé de les déménager suite à la pression des syndicats.

Impacts de balles sur le bâtiment orange à Marseille
Impact de balle sur le bâtiment orange à Marseille - Crédits : CFE-CGC

Le week-end du Nouvel An avait été mouvementé à Marseille et plus particulièrement dans le quartier populaire de Saint-Mauront.

Plusieurs séries de tirs

Des impacts de balles avaient été relevés sur la façade du bâtiment d’Orange et certains tirs ont même traversé les vitres du rez-de-chaussée et d’un étage supérieur. Mais par chance, les salariés de l’opérateur n’étaient pas présents à ce moment là.

Quelques jours plus tard, de nouveaux impacts avaient été découvert par les salariés, faisant grandir le sentiment d’insécurité et de peur.

Le bâtiment avait déjà été fermé en décembre 2025 mais face à cette situation qui était devenue intenable, les syndicats dont la CFE-CGC ont demandé le transfert des salariés dans d’autres sites du groupe.

De nouveaux sites loin des tirs mais peu adaptés

Ce qui a été obtenu selon le syndicat. La direction a officiellement annoncé le déménagement du site le 15 janvier dernier au cours d’un comité social social et économique central extraordinaire.

Cependant, les salariés vont être transférés dans des sites temporaires et des espaces de coworking notamment du côté de National, Prado, Michelet, Docks ou encore Aix-en-Provence et cela ne représente pas une solution optimale même si le danger est écarté, ce qui pèsera encore sur les salariés.

Les sites sont moins accessibles, les équipements ne sont vraisemblablement pas assez nombreux et les locaux ne sont pas forcément adaptés pour recevoir des équipes qui passent beaucoup d’appels par exemple. Des points qui seraient à corriger avant de pérenniser ces solutions.

Gilets pare-balles et interpellations

Mais surtout, il reste des salariés du domaine technique qui doivent continuer à intervenir sur le site de l’opérateur afin d’assurer la maintenance des équipements mais peut-être qu’ils devront porter des gilets pare-balles à l’image des agents chargés de la sécurité du site comme l’avait révélé une salarié (et élue CFE-CGC) du site au micro d’Europe 1.

A voir si les récentes interpellations à Marseille comme le rapportait Le Parisien auront un impact positif sur la sécurité du quartier de Saint-Mauron.

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