Fnac Darty a confirmé une procédure judiciaire contre la SFAM qui a vendu des assurances mobiles dans les magasins du groupe et qui a prélevé illégalement les clients.
Les déboires continuent pour la SFAM (Indexia). Le groupe Fnac Darty a entamé une procédure à son encontre pour pratiques commerciales trompeuses concernant la vente d’assurances pour les téléphones et d’autres accessoires.
Des sommes prélevées indûment
Le directeur général de Fnac Darty a confirmé auprès de BFM Business que le groupe avait porté plainte contre son ancien partenaire qui était également actionnaire. De nombreux clients se plaignaient d’avoir été prélevés indûment par des filiales d’Indexia (Foriou, Serena et Hubside).
Si les contrats avaient bien été signés par les clients, la SFAM ne respectait pas vraiment les termes desdits contrats avec des prélèvements plus élevés que prévu et parfois plusieurs fois par mois.
Les clients qui ont été abusés par la SFAM ont été aidés par la Fnac Darty comme l’indiquait l’Informé il y a quelques jours. La Fnac Darty avait commencé à alerter son partenaire avant de le relancer et la société a décidé de l’assigner devant le tribunal de commerce en janvier 2023, selon l’AFP, lui demandant de traiter les réclamations des clients.
La procédure suit toujours son cours et le tribunal a demandé à la SFAM des pièces concernant l’état d’avancement des réclamations des clients.
Par ailleurs, Indexia et Fnac Darty sont les deux assignés au civil par environ 400 consommateurs pour le remboursement des sommes prélevés. Les personnes sont défendues par Emma Leoty qui espère que le remboursement pourra se faire et la première audience aura lieu le 12 septembre à Paris.
Elle avait demandé la saisie conservatoire de 2,9 millions d’euros sur les comptes de l’entreprise pour le remboursement mais elle n’a obtenu que 45 000 euros au final, l’entreprise faisant déjà l’objet de différentes saisies pour d’autres affaires.
La SFAM fait notamment face à l’Urssaf qui lui réclame 11,76 millions d’euros, l’affaire a été renvoyée au 24 avril et cela pourrait signer la faillite de l’entreprise qui a sévit de nombreuses années, y compris auprès d’opérateurs.
Prise à la gorge, il semblerait qu’Indexia ait repris ses traditions. L’assureur a relancé les prélèvements auprès d’anciens clients qui avaient résilié leur contrat il y a plusieurs mois voire plusieurs années comme le révélait là aussi l’Informé.
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