Cession d’Altice : le secteur est « très loin d’avoir un schéma d’accord » selon la patronne d’Orange

Le dossier de la cession d’Altice et donc du partage de SFR se joue en coulisse mais pour le moment, aucun scénario ne serait privilégié.

Logo d'Orange devant le siège social Bridge

Depuis quelques moi, les opérateurs discutent de l’avenir de SFR que son propriétaire pourrait bien mettre en vente. Mais ce dossier est complexe et il faudra trouver un accord pour que la vente puisse se faire.

« Rien n’est fait »

Des discussions ont eu lieu en juin dernier sans que l’on ne connaisse toutes les parties prenantes comme l’affirmait Thomas Reynaud, Directeur général d’iliad (Free), à la suite de la présentation des résultats du groupe ce jeudi 28 août.

De son côté, Orange confirme bien avoir eu des « discussions préliminaires » concernant ce dossier selon Christel Heydemann, directrice générale d’Orange dans l’émission Ecorama. Cependant, elle n’indique pas non plus qu’elles étaient les parties présentes autour de la table même si finalement, nous savons que les représentants des trois opérateurs étaient présents.

Mais la patronne de l’opérateur historique affirme également que sur ce sujet, ils sont « très très loin d’avoir un schéma d’accord ». « Rien n’est fait » pour le moment et il faudra que les trois opérateurs travaillent d’orchestre afin de trouver un arrangement concernant la vente de SFR.

Pour rappel, Orange ne devrait pas être à la manœuvre puisque sa taille sur le marché hexagonal l’en empêche. Toutefois, Orange pourra toujours se porter acquéreur de certaines parties de SFR, ce qui pourrait alléger la note pour l’acquéreur principal.

Une fois le schéma dessiné, il faudra encore que le dossier passe par le bureau de l’Autorité de la concurrence qui devra ensuite donner son feu vert au rachat et c’est pour cela que tout doit être bien préparé en amont concernant le partage de SFR.

En tout cas, il faudra du temps pour ce dossier. Le cas du rapprochement d’Orange et de MasMovil en Espagne avait déjà pris 24 mois entre l’annonce et le feu vert des autorités alors que le dossier était bien moins complexe. Si SFR est vendu à ses trois conccurents, il y a donc de fortes chances de devoir attendre 2028 pour que tout soit terminé.

Un risque pour le grand public ?

Cette découpe de SFR entraînerait un retour à trois opérateurs et cela pourrait augmenter les coûts pour le grand public. Christel Heydemann se veut rassurante sur ce sujet et indique qu’il ne devrait pas y avoir d’augmentation pour les particuliers grâce à la multiplicité des offres sur le marché.

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