Alors que la Commission européenne a donné son feu vert pour permettre les échanges entre 18 applications nationales de traçage de contacts dans la lutte contre le coronavirus, la France sera exclue à cause de l’architecture de son application.
StopCovid faisait partie du plan de déconfinement. L’application doit en théorie permettre de tracer la propagation du virus et les utilisateurs sont prévenus s’ils ont été en contact avec une personne infectée par le COVID-19.
De nombreux pays ont mis en place une telle application, toujours dans le même but, suivre les malades et ceux qui ont été exposés. Si nos voisins ont utilisés les API de Google et d’Apple pour développer leur application, la France a décidé de faire cavalier seul, au nom de la souveraineté.
Grâce à l’utilisation des API des deux géants du net, les applications de 18 pays vont pouvoir échanger des données grâce à la création d’une passerelle qui va être développée par T-Systems et SAP. La France ne sera pas la seule exclue de cette plateforme puisque la Hongrie fait aussi les frais d’avoir choisi une architecture technique centralisée selon l’AFP.
La passerelle devrait être opérationnelle d’ici la fin de l’été, un peu tard pour qu’elle soit utilisée durant les vacances.
On apprend en parallèle que si l’application StopCovid a été téléchargée entre 2 et 2,5 millions de fois, elle n’a envoyé que 14 notifications au total pour le moment et a été désinstallée 500 000 fois. Si l’on en croit les chiffres fournis par l’AFP, il n’y a eu aucune nouvelle notification depuis le 23 juin. Des chiffres très faibles en comparaison des 16 millions de téléchargements pour la version allemande.
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