Après l’intervention de Rima Abdul Malak – ministre de la Culture – à l’antenne de France Inter, CANAL+ a rapidement réagi et la chaîne cryptée se dit profondément choquée par ces propos.
Ce jeudi 9 février, Rima Abdul Malak était l’invitée de France Inter. La ministre de la Culture est notamment revenue sur les obligations des chaînes sur la TNT, comme le respect du pluralisme, le fait de traiter les affaires judiciaires avec mesure…
C8 et CNEWS ne respectent pas leurs obligations
Des obligations que les chaînes C8 et CNEWS ne respectent pas vraiment. Interrogée au sujet d’une possible perte de fréquence par ces deux chaînes gratuites du groupe CANAL+, Rima Abdul Malak a rappelé que les deux chaînes ont déjà fait l’objet d’une vingtaine d’interventions de l’Arcom, le régulateur du secteur, depuis 2019.
Un sujet qui devra être traité par l’Arcom directement et non pas par le ministère de la Culture comme le rappelle Rima Abdul Malak, qui ne fait que rappeler le cadre existant mais qui se demande le nombre d’interventions qui seront nécessaires pour ces chaînes.
C8 et Cnews privées de fréquences ? "Il y a eu une vingtaine d'interventions de l'Arcom depuis 2019", note la ministre de la Culture.
"Je rappelle juste les obligations" à respecter pour "les chaînes qui ont accès à des fréquences gratuites", dit @RimaAbdulMalak.#le7930inter pic.twitter.com/aX3sIgFMGk
— France Inter (@franceinter) February 9, 2023
La réponse de CANAL+
CANAL+ a réagit rapidement aux propos de la ministre de la Culture en se disant « profondément choqué ». Si l’extrait ci-dessus ne montre qu’une minute de ce passage, Rima Abdul Malak aurait parlé de ces deux chaînes pendant cinq minutes au total, d’après la filiale du groupe Vivendi. Un temps consacré « à la critique de notre Groupe et à des invectives contre nos chaînes C8 et CNEWS » explique le Groupe CANAL+.
Le groupe audiovisuel continue et étrille la ministre de la Culture qui « prend parti, sort de sa réserve et ne respecte pas l’indépendance » de l’Arcom. Il ajoute que cette intervention « porte non seulement atteinte à la crédibilité et à la probité » des deux chaînes en question et qu’en plus, elle « critique aussi le travail [des] équipes et suscite l’inquiétude [des] salariés en menaçant la pérennité de leur activité professionnelle ».
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