Avant le téléphone portable, un appareil s’arrachait parmi les professionnels et les jeunes branchés : le bipeur qui existait sous trois noms différents chez les opérateurs.
L’ancien réseau de France Télécom
Avec l’essor du téléphone portable et des SMS quelque années plus tard, l’appareil est devenu peu à peu ringard. Il faut dire que le principe du bipeur fait qu’il est unidirectionnel, vous recevez un message mais pour recontacter la personne il fallait utiliser un téléphone fixe voire une cabine téléphonique.
Cependant, le bipeur n’est pas tout à fait mort et il est resté utilisé par environ 2 000 utilisateurs pendant toutes ces années selon Le Parisien. Mais un homme voudrait lui rendre toutes ses lettres de noblesse : Philippe Dubus, PDG du groupe Assmann.
Sa société a racheté e*Message en début d’année explique t-il au quotidien. Cette acquisition lui a permis de mettre la main sur le réseau Alphapage qui appartenait à France Télécom au début du siècle.
Toutefois, le système est aujourd’hui un peu différent. L’intelligence artificielle et un serveur vocal ont pris la place des personnes qui retranscrivaient les messages vocaux en messages texte qui étaient ensuite envoyés sur le bipeur.
Un prix qui pourrait rebuter
Si l’idée de prôner une communication centrée uniquement sur les messages indispensables pourrait séduire de nombreuses personnes, les prix pourraient en rebuter certains.
En effet, le coût de chaque message est de 1,50 euro pour l’expéditeur, un tarif élevé mais qui a tout de même l’avantage à forcer à ne communiquer que si cela est urgent et de passer par d’autres moyens (comme le courrier électronique) pour envoyer les messages les moins urgents.
Mais malgré ces prix, Philippe Dubus espère séduire 20 000 personnes d’ici la fin de l’année prochaine comme il l’a confié au Parisien.
Ces personnes pourraient êtes tentées par les abonnements mis en place. Pour 10 euros par mois, il est possible de recevoir des messages sans facturation à l’acte pour le correspondant pour ceux qui prennent l’offre Tatoo 2.0 Intégrale.
Concernant le prix de l’appareil, celui-ci varie selon le modèle choisi mais il est aux alentours de 75 euros et il est possible de réutiliser un Tatoo retrouvé au fond d’un tiroir, de quoi donner une nouvelle vie à ces appareils.
Un réseau qui ne s’arrêtera pas en fin d’année
La fin de la 2G qui arrivera en fin d’année ne fait pas peur à l’entrepreneur puisque le Tatoo ne passe pas par ce réseau.
Le Tatoo 2.0 passe par le réseau POCSAG comme le souligne le site du service. Il s’agit d’un réseau fonctionnant en 460 MHz et dont la pérennité est assurée au moins jusqu’au 31 décembre 2030 suite au renouvellement de la licence en 2025 mais cela pourrait perdurer bien au delà si la licence est à nouveau renouvelée dans le futur.
