Vincent Bolloré et Xavier Niel agitent ces dernières semaines les milieux financiers italiens en se renforçant progressivement au capital de l’opérateur historique du pays : Télécom Italia.
Les deux industriels pourraient cacher derrière cette bataille un enjeu plus important selon Mediapart : le contrôle d’Orange.
En Juillet 2014, Vivendi échange avec l’espagnol Telefonica 8,3% du capital de Telecom Italia, contre ses parts dans le brésilien GVT. Depuis, Vivendi est devenu le premier actionnaire du groupe italien avec une participation de 20,4 %.
Or, un rapprochement entre Orange et Télécom Italia a déjà été évoqué par Stéphane Richard, désireux de créer un grand opérateur pan-européen.
Dans une telle situation, Telecom Italia serait une excellente monnaie d’échange pour permettre à Vivendi d’entrer au capital d’Orange contre sa participation dans l’italien en cas de rapprochement.
C’est justement cette prise de pouvoir potentielle de Bolloré chez Orange que Xavier Niel tenterait de contrer : il détient actuellement potentiellement 15% de Telecom Italia via sa holding personnelle Rock Investment.
Mediapart se demande donc de quel coté se trouve Stéphane Richard, très silencieux sur le dossier : soutient-il Bolloré pour rapprocher son groupe de l’italien, « à moins que Xavier Niel ne soit entré en lice en Italie avec l’assentiment tacite de Stéphane Richard pour contrer le projet ».

Commentaires