Les négociations entre Bouygues et Orange vont s’accélérer cette semaine selon Le JDD.
Toutefois, Martin Bouygues n’est pas le seul milliardaire que l’opérateur historique fait rêver.
Les deux parties épaulées par leurs banquiers identifieront dans les prochains jours les actifs qui devront être cédés pour obtenir le feu vert des autorités de la concurrence.
En conséquence, les discussions avec SFR et Free débuteront rapidement. Les opérateurs devront en effet se mettre d’accord pour que le passage de quatre à trois opérateurs (qui les arrangerait tous) soit validé, en se répartissant boutiques, fréquences, antennes, réseaux et clients.
Si les discussions aboutissent, l’accord n’est pas attendu avant la fin du mois de Décembre ou Janvier 2016.
Martin Bouygues n’est toutefois pas le seul intéressé par Orange : Vincent Bolloré prépare son entrée au conseil d’administration de Telecom Italia, en demandant quatre sièges sur 17.
Selon Le JDD, l’homme d’affaires breton pourra compter lors du vote à l’assemblé générale sur de nouveaux actionnaires français venus récemment en renfort (Caisse des Dépôts, Edmond de Rothschild et le Crédit Mutuel-CIC).
En cas de succès, Bolloré serait majoritaire grace aux quatre administrateurs de Mediobanca (une banque italienne dont il est actionnaire) et Tarak Ben Ammar, un conseiller du groupe Vivendi.
« Les italiens sont persuadés que Bolloré est le cheval de Troie d’Orange » selon un fonds actionnaire de Telecom Italia. Les banquiers conseils d’Orange auraient d’ailleurs proposé ces derniers jours au gouvernement italien une alliance entre les deux opérateurs.
Xavier Niel souhaiterait lui, selon Le JDD, empêcher un rapprochement entre Orange et Bouygues pour favoriser une opération avec Telecom Italia (des produits financiers lui permettent de monter à 15% de l’italien) et ainsi devenir lui aussi actionnaire d’Orange.
Enfin, le gouvernement, après avoir récolté 2,8 milliards d’euros des opérateurs lors des enchères pour les fréquences 700MHz, n’est plus fermé à une concentration sur le marché français et serait prêt a descendre sa participation dans Orange de 23 à 15%, à condition d’avoir à ses cotés « un industriel pour sécuriser le capital ».

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