En 2020, les opérateurs ont établi des records dans les déploiements de la fibre ainsi que dans les investissements pour les réseaux. Malheureusement, beaucoup de ces raccordements tombent en échec.
A mesure des déploiements et de l’adoption de la fibre, celle-ci devient le « réseau de référence » en lieu et place de l’ADSL. Mais pour cela, les opérateurs ont dû investir massivement pour les déploiements. L’an dernier, les opérateurs ont dépensé 14,3 milliards d’euros dont 8,3 milliards rien que pour les réseaux fixes. Et plus il y a d’investissements, plus l’adoption se fait.
Laure de La Raudière, la présidente de l’Arcep (l’Autorité de régulation des télécoms) depuis le début de l’année, note que « les raccordements ne se passent pas bien » avec « 20 à 30% des raccordements qui sont en échec, qu’il y a des défauts de qualité et que c’est totalement inacceptable ».
Selon elle, le réseau qui « devrait apporter toutes les promesses technologiques qui étaient initialement prévues, créé des déceptions ». Elle pointe notamment du doigt les opérateurs d’infrastructures pour ces problèmes mais aussi les opérateurs commerciaux qui s’occupent des derniers mètres des raccordements.
C’est d’ailleurs l’un des points noirs qui est mis sur le devant de la scène depuis quelques mois avec le mode STOC et les fameux « plats de nouilles ». L’Arcep va récolter des données concernant les déploiements aussi bien pour les opérateurs commerciaux que ceux d’infrastructure, et les mettre devant le fait accompli.
Pour la présidente de l'Arcep Laure de La Raudière, "la fibre devient le réseau de référence […] On constate aussi qu'il y a 20 à 30% des raccordements qui sont en échec. Les opérateurs sont responsables"
🎙@chrisjaku, @Arcep pic.twitter.com/RxEqjHJMyT
— BFM Business (@bfmbusiness) May 26, 2021
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