En fin d’année dernière, l’Australie a mis en place une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Le gouvernement australien se félicitait de la mise en place de cette mesure qui ne fonctionne pas vraiment en réalité.
85% des mineurs continuent d’utiliser les réseaux sociaux
Des chercheurs se sont penché sur cette interdiction, la première à l’échelle d’un pays et qui est souvent prise en exemple par d’autres gouvernements. Finalement, la réduction des usages par les adolescents australiens est négligeable et il n’y a pas « suffisamment de preuves » pour affirmer le contraire.
L’enquête menée par les chercheurs sur plus de 400 adolescents juste après l’interdiction et trois mois plus tard montre que 85% des mineurs de 16 ans ont continué à utiliser les réseaux sociaux visés par l’interdiction, parfois avec leur propre compte.
De plus, la durée d’utilisation quotidienne ne semble pas non plus avoir changé, elle est même un peu plus intense pour les plus de 16 ans mais ceux-ci ne sont pas concerné par cette interdiction.
Si nous pensions que les ados allaient surtout contourner l’interdiction via l’utilisation d’un VPN, cela serait en réalité assez rare d’après les chercheurs. Ils ont notamment dû faire une déclaration de leur âge ou télécharger un selfie – une méthode peu fiable – tandis que d’autres ont créé un faux compte pour contourner les restrictions.
Mais il faut surtout voir les effets à long terme de cette restriction. Difficile de retirer un outil, parfois de sociabilisation, à des individus du jour au lendemain, surtout quand ils peuvent en avoir le plus besoin et qu’ils l’ont toujours utilisé.
Reste que cette conclusion pourra certainement être transposée à l’interdiction qui devrait être mise en place en France à la rentrée.
