Dans son dernier rapport annuel, l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) s’est penché sur la transition vers IPv6 qui devient nécessaire afin de palier le manque d’adresses IPv4.
La France en tête du classement
D’après le régulateur, la France affiche un taux d’utilisation très élevé, le plus élevé parmi les 100 pays comptant le plus d’internautes, avec un taux de 78,8%. A titre de comparaison, les Etats-Unis ont un taux de 57,5% tandis que l’Inde deuxième du classement est à 74,9% et l’Allemagne en troisième position est à 66,9%.
L’IPv6 est en tout cas bien présente chez les clients avec un taux d’activation de 94% sur le fixe et de 83% sur le mobile. Mais toute la chaîne ne l’est pas comme le rappelle le régulateur puisque seulement 38% des sites web et 25% des serveurs e-mails sont accessibles en IPv6.
Pour faire face à la pénurie d’IPv4, il faut que tous les acteurs migrent vers IPv6, ce qui est encore loin d’être le cas et avec des acteurs qui peuvent se situer n’importe où dans le monde, la transition n’en sera que plus difficile.
Tout le monde en IPv6 fin 2028 ou presque
Le régulateur estime que d’ici 2028, 98% des clients fixe devraient être sur IPv6. Ceux pour qui ce ne sera pas le cas seront sur le cuivre et encore uniquement dans quelques configurations et avec la fermeture complète du cuivre, il ne restera plus personne en IPv4 d’ici la fin de la décennie.
Toutefois, la transition est assez disparate selon les opérateurs. Free, Orange et Bouygues Telecom ont des taux respectifs de 99%, 97% et 96% tandis que SFR est largement en retrait à 80% seulement.
C’est sur le mobile que cela se corse même si l’Arcep a bon espoir de voir le taux passer à 97% d’ici fin 2028 au lieu des 83% actuels. Bouygues Telecom et Orange ont quasiment terminé leur transition avec des taux respectifs de 97% et 92% tandis que la part de SFR est de 86% et celle de Free est de 50% seulement.
