Cela fait maintenant plusieurs années que Huawei est mal vu partout dans le monde et l’Union européenne tente depuis d’interdire l’équipementier, ainsi que ZTE, sur son sol.
Un coût jusqu’à 4 fois supérieur
Cependant, elle se heurte aux opérateurs qui tentent de la faire reculer, notamment au regard des coûts que cela impliquerait. Et pour cela, ils brandissent une étude de la GSMA Intelligence, cabinet dépendant de la GSMA, comme le rapporte Le Monde.
Cette étude, réalisée à la demande de quatre opérateurs internationaux : Orange, Deutsche Telekom, Vodafone ainsi que Telefonica, montre que les coûts du démantèlement et du remplacement du parc d’antennes Huawei/ZTE atteindraient de 30 à 40 milliards d’euros. Un coût qui serait 2 à 4 fois supérieur aux estimations de la Commission.
Et pour cause, le rapport pointe le fait que Nokia et Ericsson se retrouveraient en situation de quasi duopole si leurs deux concurrents chinois venaient à disparaître du Vieux Continent, Samsung ne semble pas évoqué comme potentiel concurrent sérieux, ce qui ferait augmenter les prix et représenterait à lui seul un surplus de 8,5 milliards d’euros au niveau européen.
Un manque d’investissement pour les opérateurs
Le coût supposé de cette mesure pourrait avoir des conséquences importantes sur l’écosystème des télécommunications en Europe. Les investissements pourraient baisser d’autant, ce qui pourrait engendrer des retards sur le déploiement de la 5G.
Selon les estimations du Monde, pour Orange, cela représenterait un coût supérieur à 2 milliards d’euros afin de remplacer les antennes en Espagne et en Europe de l’Est, l’opérateur n’ayant pas recours à Huawei en France.
