Ce mardi 3 novembre, environ 6 500 salariés de SFR et des filiales de sa maison mère Altice étaient en grève à la suite d’un appel de l’intersyndicale, notamment en ce qui concerne la reprise des salariés dans le cadre du rachat de l’opérateur au carré rouge.
Des améliorations qui restent insuffisantes
Les négociations autour du volet social ont débuté le 8 juillet ; depuis, plusieurs propositions ont été faites au personnel de l’opérateur, mais sans succès. Le consortium de repreneurs a envoyé un nouveau projet d’accord le 31 octobre, mais celui-ci ne convient toujours pas aux instances représentatives du personnel, même s’il y a eu des améliorations depuis le lancement des discussions.
L’une des avancées est l’inscription en noir sur blanc de la garantie de l’emploi jusqu’à début 2029, selon Les Echos. Les opérateurs repreneurs l’avaient promis, mais rien n’avait été formalisé à ce sujet.
Mais des sujets de discorde demeurent. Les salariés qui ne sont pas concernés par la reprise n’ont qu’un délai de reclassement de deux mois, beaucoup trop court. De plus, un seul poste de reclassement est proposé par salarié. Les syndicats en veulent trois, un par opérateur repreneur.
Toutefois, s’ils refusent, ils auront accès à une sorte de bourse de l’emploi au sein des repreneurs, ajoute Le Monde.
Des indemnités toujours insuffisantes
Autres sujets de discorde : les indemnités de départ, la durée des congés de reclassement et les aides à la formation. Les nouvelles propositions restent inférieures à celles négociées avec la direction de SFR lors d’un plan de départs volontaires en 2017, un point de comparaison qui est devenu la boussole de ces négociations.
Les propositions sont encore 25 % inférieures à ce qui avait été fait à l’époque, mais elles se rapprochent d’un autre plan, celui de 2021. Dans les faits, un salarié avec un salaire brut de 2 000 euros par mois et 10 ans de boîte se verrait proposer 51 000 euros d’indemnité globale de départ. Pour un salarié de 60 ans avec 25 ans d’ancienneté et un salaire brut de 4 000 euros, l’indemnisation passerait à 144 000 euros.
Les discussions sont toujours en cours et une nouvelle réunion entre le consortium et les syndicats de SFR est prévue ce vendredi 6 novembre.
