Lors de la conférence pour la présentation de ses résultats du deuxième trimestre 2027, Thomas Reynaud – directeur général d’iliad – n’a pas été tendre avec l’administration française.
Des délais à rallonge
Le groupe de Xavier Niel veut accélérer dans l’intelligence artificielle et le cloud au travers de ses filiales Scaleway et Kyutai. Et pour cela, il a besoin de plus de puissance de calcul et donc d’infrastructures de données.
Mais le groupe ferait face à un mur difficile à contourner, l’administration française. Si le dirigeant concède qu’il s’agit de « l’application de la loi » et qu’elle « s’impose à tous », il regrette toutefois les délais selon Univers Freebox. En effet, il faudrait compter « deux à deux ans et demi » de délai administratifs avant de pouvoir lancer la construction d’un centre de données. Et cela, en l’absence de recours, une situation presque ubuesque de nos jours puisque cela ne fait qu’augmenter.
En ajoutant le délai de construction, il paraît sage de prendre un délai minimum de trois ans avant de voir l’éclosion d’un nouveau centre de données. Une situation problématique en connaissant les délais liés à l’IA et les projets qui ne font que s’accélérer, d’autant plus que les besoins calculés aujourd’hui ne seront pas ceux de demain.
Iliad demande donc une accélération des procédures administratives, notamment pour des sites industriels déjà raccordés.
C’est d’ailleurs ce que le groupe a visé pour la construction de ses centres de données. Il a sécurisé deux sites dont une ancienne centrale thermique EDF. Les sols sont déjà artificialisés, le site est déjà relié à l’électricité et tout est industrialisé, l’impact carbone et sur la nature seront donc moindres.
