En janvier dernier, l’Union européenne proposait que les composants provenant d’équipementiers considérés comme à haut risque soient retirés progressivement des réseaux mobiles.
Davantage de délai mais des cycles à respecter
Cette mesure vise directement Huawei, sans le nommer, ainsi que d’autres noms de l’industrie des télécommunications chinoises comme ZTE. Ces fabricants sont souvent considérés comme pouvant porter atteinte à la sécurité des réseaux, des allégations qui ont toujours été démenties par les intéressés.
Face à ces risques potentiels, l’UE voudrait voir disparaître les équipementiers dans un délai de 36 mois. Les opérateurs ont alors vivement réagi à cette proposition qui pourrait coûter jusqu’à 40 milliards d’euros au secteur.
Toutefois, le délai aurait sauté selon Reuters. Dans un document que l’agence de presse a pu consulter, il n’était plus question de date : la période de transition pourrait dépendre de plusieurs facteurs comme le niveau de risque, le cycle de vie des produits et des infrastructures, le cycle de remplacement ou encore la disponibilité d’alternatives.
Des opérateurs très dépendants de Huawei
Les États membres doivent désormais négocier autour de cette proposition avant que cette loi ne puisse entrer en vigueur. Mais l’Italie, l’Allemagne ou encore l’Espagne pourraient ralentir son adoption, les opérateurs présents dans ces territoires sont, pour certains, très dépendants de Huawei, à l’instar de Vodafone ou Deutsche Telekom.